• Comment on salit un dissident pour minimiser l'impact de ses prises de position

     
     
    Mercredi 1 août 2012

     

     

     

     

     

     

    "Salir un individu, casser son image pour minimiser l'impact de ses prises de position" 

     

    Sur Stéphane Hessel (voir plus bas)

     

     

     

    //coeurdetoile.wordpress.com/

     

    accusé de conspirationnisme

     

    Les blogueurs non-alignés sur la Pensée Unique sont traités de "rouges-bruns", d'antisémites,  de conspirationnistes... sans la moindre preuve ! 

     

     

     

    Ils passent pour fous parce qu'ils ont la finesse de penser que les politiques ne sont pas spontanées mais soigneusement élaborées, programmés dans les moindres détails.

     

     

     

    Or, hier j'ai discuté avec un étudiant en Economie. Je lui ai parlé de l'Europe comme l'ennemie des citoyens, seulement au service des Banques centrales, alors qu'on lui apprenait au contraire à apprécier cette Entité supra-nationale et ses projets comme l'union monétaire, l'union budgétaire, etc - et le fédéralisme à venir. J'ai d'ailleurs été surprise d'apprendre qu'il ignorait l'existence du MES, du Pacte budgétaire..  et bien sûr il ne connaissait pas le mot "carcan" (budgétaire).

     

     

     

    Puis j'ai abordé la question de la peine de mort rétablie dans le Traité européen que Sarkozy et sa clique nous ont imposé - pour les "insurgés" (donc pour les manifestants au milieu desquels se glissent des provocateurs).  Et j'ai parlé d'Eurogendfor (force de gendarmerie européenne) pour réprimer car les policiers locaux n'auront sans doute pas envie de tirer sur leurs enfants manifestant contre le manque de perspectives §

     

     

     

    Or donc, les banksters et leurs laquais dans les gouvernements savaient, en rédigeant ce Traité assassin, que les populations martyrisées par leurs plans, le racket imposé, l'endettement croissant, les pertes de souveraineté et de libertés, le chômage, les baisses de salaires, de retraites, des avantages sociaux... au moment où les impôts directs et indirects ne cessent d'augmenter pour les classes moyennes et populaires, ils savaient, donc, que les citoyens finiraient par réagir, manifester, se révolter. Logique, non ? Et donc, pour eux, par avance, en imaginant leurs réactions, ils ont rétabli la peine de mort pour se débarrasser des gêneurs, de ceux qui protesteront pour ne plus être broyés à petits feux.

     

     

     

    Alors, sommes-nous de sales conspirationnistes brun-rouges et antisémites en disant cela ? Eh bien non, je le dis avec force, nous faisons des analyses politiques judicieuses, nous réfléchissons;  Et c'est cela qu'on devrait nous reprocher ? C'est le monde renversé !

     

     

     

    Voyons en face la réalité pour avoir plus de prise sur elle, comme le médecin qui ne peut soigner une maladie sans la diagnostiquer avant !

     

     

     

    Alors oui, soyons avisés, curieux, utilisons notre esprit critique, et comme dit la sagesse populaire : "Un homme (ou une femme) averti, en vaut deux !"

     

     

     

    Chantal Dupille

     

    http://chantaldupille.over-blog.com

     

     

     

     

     

    § Et par ex, des policiers espagnols crèvent les pneus de leurs véhicules pour ne pas aller matraquer leurs enfants sans emploi !

     

     

     

     

     

     

     

    Stéphane Hessel violemment attaqué pour sa critique d'Israël 

     

    Pierre Haski | Cofondateur

     

    Les téléspectateurs de France 5 ont pu découvrir vendredi soir un délicieux nonagénaire porté par « l’audace de l’espoir » : Stéphane Hessel, ancien résistant, ambassadeur de France, militant de causes orphelines.Au même moment, Stéphane Hessel fait l’objet d’une violente et pernicieuse campagne hostile. La raison : ses critiques vis-à-vis d’Israël.

     

    La vie de Stéphane Hessel, qu’il a racontée avec minutie dans « Citoyen sans frontières », un livre d’entretiens avec Jean-Michel Helvig (éd. Fayard 2008), reprise dans ce documentaire de France 5, est une véritable épopée qui traverse le XXe siècle.Né à Berlin de parents allemands, dont un père juif -c’est le couple mythique qui a donné le film « Jules et Jim » de François Truffaut-, il devient Français en 1937, s’engage dans la résistance, est capturé et torturé par la Gestapo, déporté à Buchenwald et Dora, avant de participer, à la Libération, à la rédaction de la déclaration universelle des droits de l’homme aux Nations unies naissantes.

     

    Toute la vie de Stéphane Hessel, après ces débuts époustouflants, sera marquée du sceau de ces engagements avant tout humanistes, même s’il s’implique sur le tard en politique, d’abord mendésiste, puis au PS de François Mitterrand, et plus récemment en devenant, à l’age de 91 ans, candidat sur une liste Europe Ecologie aux dernières régionales...

     

    L’appel au boycott

     

    des produits israéliens

     

     

     

    Mais ce qui lui vaut la campagne hostile actuelle, c’est son engagement persistant, répété, contre la politique suivie par Israël vis-à-vis des Palestiniens, et son soutien à la campagne controversée en faveur du boycott des produits israéliens provenant des territoires occupés.

     

    Et, pour délégitimer un homme ayant eu un tel parcours, une telle histoire, on l’accuse d’être un falsificateur, d’avoir la haine d’Israël et des juifs, la haine d’une partie de soi puisque son père était juif, même s’il ne se décrit pas comme juif.

     

    La dernière attaque est venue d’un directeur de recherches au CNRS, Pierre-André Taguieff, qui s’est spécialisé dans le « nouvel antisémitisme », avec des livres comme « La Judéophobie des Modernes » (éd. Odile Jacob, 2008), « La Nouvelle propagande antijuive » (éd. PUF, 2010).

     

    Ce qui rend la polémique étrange et résolument moderne, c’est que les accusations de Taguieff ont été portées non pas dans une publication du CNRS, mais sur... Facebook. Sur le « mur » du chercheur qui a depuis été fermé, mais sur lequel il avait écrit en octobre, paraphrasant Voltaire :

     

    « Quand un serpent venimeux est doté de bonne conscience, comme le nommé Hessel, il est compréhensible qu’on ait envie de lui écraser la tête. »

     

    Il remplaçait ensuite cette phrase par une autre :

     

    « Il aurait certainement pu finir sa vie d’une façon plus digne sans appeler à la haine contre Israël joignant sa voix à celle des pires antijuifs. »

     

    Depuis, accusations et contre-accusations se succèdent. Réactions indignées des défenseurs de Stéphane Hessel qui dénoncent un appel au lynchage et exigent des excuses du chercheur, et contre-attaque des amis de Taguieff qui font circuler -sur Facebook- une pétition contre « une campagne d’intimidation et de diffamation qui se développe contre lui, visant à le discréditer et à le faire taire » et en viennent à remettre en cause le passé de résistant de Hessel.

     

    « Indignation

     

    à propos de la Palestine »

     

     

     

    Que dit Stéphane Hessel pour susciter de telles polémiques ? Ecoutez-le d’abord à l’émission « Ripostes » de Serge Moatti, en 2008, confier ce qu’il pense du conflit israélo-palestinien et de l’attitude de la France dans ce dossier. (Voir la vidéo)

     

     

     

    On retrouvera sa pensée sur le sujet, de manière plus précise encore, dans un petit livre (par le nombre de pages) qui sort ces jours-ci, intitulé « Indignez-vous ! ». Stéphane Hessel consacre deux pages à son « indignation à propos de la Palestine », revenant notamment sur la guerre de Gaza de 2009 et sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone qui accuse Israël -et le Hamas- de crimes de guerre.

     

    Stéphane Hessel écrit :

     

    « Je partage les conclusions du juge sud-africain. Que des Juifs puissent perpétrer eux-mêmes des crimes de guerre, c’est insupportable. Hélas, l’histoire donne peu d’exemples de peuples qui tirent les leçons de leur propre histoire. [...]

     

    Je pense bien évidemment que le terrorisme est inacceptable, mais il faut reconnaître que lorsque l’on est occupé avec des moyens militaires infiniment supérieurs aux vôtres, la réaction populaire ne peut pas être que non-violente. [...]

     

    L’exaspération est un déni de l’espoir. Elle est compréhensible, je dirais presque qu’elle est naturelle, mais pour autant elle n’est pas acceptable. »

     

    Ces prises de position, doublées de son soutien à l’appel au boycott des produits israéliens provenant des territoires occupés, qui lui vaut une mise en examen avec plusieurs autres personnes, sont au cœur de la campagne hostile qui le vise. Et qui prend un tour nauséabond, pour reprendre un mot chargé, lorsqu’on tente de semer trouble et confusion autour de sa biographie, et la réalité de son engagement pendant la guerre. C’est indigne et abaisse ceux qui utilisent ces arguments.

     

    Critiquer Israël quand on a des origines juives :

     

    la haine de soi ?

     

     

     

    Mais la question est plus vaste. Elle porte sur la manière de délégitimer toute personne qui critique Israël, surtout si elle a des origines juives : on ne peut être que dérangé ou avoir la haine de soi.

     

    Nous évoquions ici-même récemment le cas de Charles Enderlin, le correspondant de France 2 à Jérusalem, lui-même Franco-Israélien, qui fait l’objet depuis dix ans d’une campagne personnelle pour son reportage, au début de la deuxième intifada, sur la mort à Gaza du jeune Mohamed al-Doura.

     

    Pour avoir défendu Charles Enderlin, je me suis vu personnellement accuser par le principal détracteur d’Enderlin de relever de la « psychanalyse » et d’avoir conçu dans mon enfance la haine de moi-même et d’Israël : rien que ça.

     

    Le cas de Stéphane Hessel est plus grave encore, en raison de sa stature morale reconnue, et qui est bien au-dessus de tous ses détracteurs. Pour minimiser l’impact de ses prises de position, il faut casser cette image et salir un homme.

     

     

     

    Certes, Stéphane Hessel en a vu d’autres dans sa vie et s’est retrouvé face à des ennemis autrement plus redoutables ; et, de surcroît, un homme qui proclame « Indignez-vous ! » doit bien s’attendre à ses oppositions. Il n’empêche, on les aurait préférées plus dignes de l’homme et du sujet.

     

     

     

    « Stéphane Hessel, Sisyphe heureux “ - documentaire de Sophie Lechevalier et Thierry Neuville, rediffusion sur France 5 dimanche 14 novembre à 7h52, ou sur le site de France 5 jusqu’au 19 novembre.

     

    Stéphane Hessel, ‘Indignez-vous ! - éditions Indigène, 29 pages, 3 euros.

     

    ►Précision, le 13/11/10 à 17h30 : il s’agit bien du boycott des produits israéliens provenant des territoires occupés.

     


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