• Une bonne nouvelle : la Syrie résiste !

     
     
    Lundi 3 septembre 2012

    La Syrie résisteEn Syrie, la victoire des mercenaires de l’impérialisme occidental et des pays arabes réactionnaires semblait il y a encore peu à portée de main. Mais les événements prennent manifestement une autre tournure.

     

    Pourtant, la guerre contre le gouvernement syrien a été organisée et dirigée par la France, la Grande-Bretagne, la Turquie et bien sûr les États-Unis et Israël, et le sort d’Assad aurait dû être rapidement réglé. Or, la guerre se prolonge et les troupes de la rébellion cèdent régulièrement du terrain au prix parfois de lourdes pertes. Le scénario libyen ne sera pas réécrit. 

     

    Nous devons désormais réfléchir aux raisons de la résistance syrienne et aux conséquences d’une éventuelle défaite des mercenaires. D’un point de vue strictement militaire, les puissances impérialistes et leurs alliés régionaux ne sont pas intervenus directement en Syrie. Il faut dire que Damas a réussi à préserver une capacité opérationnelle élevée qui présuppose efficience technologique et un niveau important d’équipements. L’ASL (armée syrienne « libre ») en sait quelque chose, condamnée à engager de durs combats pour conquérir chaque parcelle de terrain. Et, à y regarder de plus près, on s’aperçoit que c’est plus une concentration d’attaques sur certains points (comme à Alep, qui avait été présentée jusque-là comme la nouvelle Benghazi) qu’une bataille menée sur une ligne de front. Et les résultats sont faibles : aucun territoire « libéré », des incursions dans des villages dans le but d’obtenir des victoires stratégiques ou tout simplement psychologiques qui aboutissent inversement à un  renforcement des liens entre le peuple syrien et le régime baasiste.

     

    Il est maintenant clair que la Syrie est devenue autre chose qu’un terrain de confrontations, fussent-elles militaires.

     

    La résistance du régime légitime en proie à une entreprise internationale de déstabilisation a pris une dimension qui dépasse de loin le cadre régional. C’est ainsi que le guide de la révolution iranienne, Ali Khamenei, a affirmé que la bataille qui sévit actuellement en Syrie s’inscrit dans le cadre de la lutte entre les forces de la Résistance et de Libération et l’impérialisme hégémonique. On peut le dire.

     

    Capitaine Martin 

     

     

     

     

    Jugeons ces criminels !

    Par Chantal Dupille

     

     

    Hollande et son sinistre clown Fabius, tous deux chargés par israël de faire les guerres qui lui sont profitables, ont donc décrété que le Président syrien en exercice devait partir, qu'un autre gouvernement devait être mis en place au plus vite, et que le Tribunal de la Haye devait juger Celui (Bachar el Assad) qui défend son pays agressé par l'OTAN et ses mercenaires d'Al Quaïda (toujours décriés mais dans ce cas, bien utiles).

     

    Et moi je dis :

     

    Hollande et Fabius, comme Sarkozy et Kouchner avant vous, fichez le camp ! Ainsi, on mettra en place un autre gouvernement en copiant vos méthodes contre la Syrie - mais un Gouvernement qui nous conviendra. D'ailleurs, vous n'êtes même pas dignes de lécher les pieds de Bachar-el-Assad ! Lui défend son peuple, au péril de sa vie ! Et nous exigerons du Tribunal de la Haye qu'il vous juge en même temps que tous les Sarkozy-BHL, Blair-Cameron, Netanyahu-Barak, Obama-Bush, Cheney-Rumsfeld-Hilary Clinton, etc.

     

     

    Mgr DESMOND TUTU, PRIX NOBEL DE LA PAIX 1984 MONDIALEMENT CONNU POUR SA LUTTE CONTRE L'APARTHEID, ESTIME DANS "THE OBSERVER", QUE GEORGE W. BUSH ET TONY BLAIR DEVRAIENT ÊTRE JUGÉS A LA HAYE POUR LA GUERRE ILLÉGALE EN IRAK. (UPR)

     

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    (Vu sur RUE 89)

    "Si les dirigeants peuvent mentir, qui doit dire la vérité?"

    Desmond Tutu est l'un des hommes les plus jubilatoires qu'il m'ait été donné de rencontrer. A 82 ans, cet ancien archévêque anglican sud-africain, prix Nobel de la paix en 1984, a lancé une nouvelle croisade : il veut que Tony Blair et George W. Bush soient poursuivis en justice pour avoir déclenché la guerre d'Irak en 2003.
    A l'époque de la lutte contre l'apartheid, lorsque Nelson Mandela était emprisonné à Robben Island, Desmond Tutu est de ceux qui attisaient l'esprit de résistance, un homme d'église et de foi refusant le sort fait aux Noirs de son pays.
    A la fin des années 70, on pouvait le voir chaque dimanche à l'église Regina Mundi de Soweto, près de Johannesburg, manier un humour féroce dans ses sermons contre les tenants du racisme institutionnel qu'était l'apartheid. La foule débordait à l'extérieur et repartait galvanisée.
    A la fin de l'apartheid, une fois Mandela premier président élu au suffrage universel, Desmond Tutu a présidé la Commission Vérité et Réconciliation, petit miracle humain qui a sans doute évité la vengeance des victimes des crimes du pouvoir blanc.
    Le prix Nobel de la paix est venu en 1984 récompenser ce défenseur intraitable des droits de l'homme et de la justice. Il n'a cessé depuis, sauf lorsque sa santé l'en empêchait, de lutter et de s'exprimer dans le monde entier.

    « Si des dirigeants peuvent mentir, qui doit dire la vérité ? »

    Pour cette raison, je n'ai pas été surpris d'apprendre que, la semaine dernière, Desmond Tutu a refusé de participer à une conférence en Afrique du Sud à laquelle avait été invité l'ancien premier ministre britannique Tony Blair, en raison du rôle de ce dernier dans la guerre d'Irak. « C'est lui ou moi », a signifié le prix Nobel aux organisateurs, qui ont refusé d'annuler l'invitation lancée à l'homme politique britannique.
    Il s'en explique, dimanche, dans un article publié par l'hebdomadaire The Observer, qui est un réquisitoire contre la décision de Blair et Bush de lancer la guerre d'Irak sur la base d'un mensonge sur les armes de destruction massives qu'aurait possédé Saddam Hussein, et plus généralement contre l'hypocrisie occidentale.
    Desmond Tutu, qui n'est pas un révolutionnaire mais un homme de convictions qui en a trop vu, écrit dès la première phrase de son article : « La décision immorale des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne d'envahir l'Irak en 2003, basée sur le mensonge selon lequel ce pays possédait des armes de destruction massive, a destabilisé et polarisé le monde plus qu'aucun autre conflit dans l'histoire ».
    Il ajoute : « Si des dirigeants peuvent mentir, qui doit dire la vérité ? » Desmond Tutu raconte qu'il a appelé Condoleeza Rice, la Conseillère de George Bush pour la sécurité, quelques jours avant le déclenchement de la guerre, en 2003, pour lui demander qu'on laisse plus de temps aux inspecteurs chargés de trouver les armes de destruction massive irakiennes. Elle a refusé en disant que la situation était « trop dangereuse ». « Selon quel critère devons nous décider que Robert Mugabe [le président du Zimbabwe, ndlr] doit être traduit devant la justice internationale, mais que Tony Blair doit participer au circuit des conférences, que Ben Laden doit être assassiné, mais que l'Irak doit être envahi, non pas parce qu'il possède des armes de destruction massive, comme Blair, le premier supporter de Bush, a fini par l'admettre, mais pour se débarrasser de Saddam Hussein ? »

    « Leadership et morale sont indivisibles »

    L'ancien Archevèque s'adresse à Tony Blair, fraichement converti au catholicisme et lui donne une leçon : « Leadership et morale sont indivisibles. La question n'est pas de savoir si Saddam Hussein était bon ou mauvais, ou combien de personnes il a tué. Je pense que Bush et Blair n'auraient jamais du descendre à son niveau d'immorallité.Si on juge acceptable que des décisions soient prises sur la base d'un mensonge, sans même le reconnaître ou s'excuser une fois qu'on a été découvert, que pouvons-nous enseigner à nos enfants ? »
    Ce discours de Desmond Tutu s'adresse à Tony Blair mais a une portée universelle. Le prélat sud-africain, qui fait partie du groupe des Elders, ces anciens dirigeants à la retraite qui tentent de contribuer à des solutions pacifiques aux problèmes de la planète, s'adresse en fait au monde entier.
    http://84.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=976:desmond-tutu-veut-voir-bush-et-blair-devant-la-justice&catid=398:actualite&Itemid=90
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