• Islam, bouc-émissaire du capitalisme - Choc, ou dialogue civilisations ?

     
     
    Mardi 9 décembre 2008

     




    Je crois profondément à la fraternité des peuples. Jeune mariée, je passais régulièrement devant le local de Citoyen du Monde, et je repensais à l'affiche du film "Si tous les gars du monde" ... se donnaient la main ! Déjà, je savais où était la Sagesse.

    Les citoyens Musulmans viennent de faire leur pélerinage annuel : Grand moment de ferveur et de communion ! Belle religion que celle de l'Islam, où presque partout on lit : "Aimez Dieu et faites le bien", et où l'un des commandements est celui de pratiquer la charité, de penser aux pauvres. Et puis, en ces temps de fracassement financier, je relis avec intérêt tout ce qui touche à la Finance islamique. Quelle leçon pour les arrogants capitalistes, adorateurs de Mâmon, colosse aux pieds d'argile entraînant les peuples dans sa chute cupide et égoïste ! Oui, ceux que l'on attaque en permanence, d'une façon ou d'une autre, ont eu la Sagesse de résister aux attraits du virtuel. Leur système financier repose sur le réel - et l'éthique. Il est stable et juste !

    Je lisais récemment, sous la plume d'un pasteur évangélique, que le Vatican, à la pointe du combat pour un nouvel ordre mondial, ne portait pas les Musulmans dans son coeur. Ils représenteraient le "grain de sable" dans l'élaboration judéo-chrétienne d'une domination planétaire, un "os" qu'il faut donc extirper sans plus tarder. Au risque d'un choc planétaire - et même d'une confrontation nucléaire mondiale, apocalyptique.

    Et si hier le Juif était victime des pires préjugés, aujourd'hui les Musulmans ont pris le relais : Amalgame Musulmans-Islamistes. Chasse aux "terroristes" musulmans. Dénonciation d'une prétendue menace islamique.

    L'heure est à l'islamophobie ! Partout, en tous temps, merci les médias. Pourquoi l'homme se crée-t-il en permanence des ennemis, pourquoi a-t-il toujours besoin de faire la chasse à de prétendues sorcières ?  Pour s'affirmer, doit-il en permanence s'opposer ?

    Pour les Grands Argentiers, la quête de boucs-émissaires est nécessaire en temps de crise. Nous assistons à l'effondrement du capitalisme financier, bâti sur le sable du virtuel fou : Alors, pour faire diversion, on désigne des boucs-émissaires. Comme c'est commode ! La finance virtuelle jette en pâture à l'opinion une menace virtuelle, celle d'un prétendu terrorisme islamique qui, certes, existe, mais à la frange seulement. Dangereuse diversion ! Car au lieu de permettre que les vrais fauteurs de troubles soient punis, et les problèmes solutionnés, elle dresse les citoyens les uns contre les autres et les propulse vers le choc de civilisations qui risque de conduire l'humanité à sa propre perte. 

    L'islamophobie nous fera peut-être taire, il détournera peut-être notre colère contre les vrais responsables de la crise, mais les problèmes non résolus reviendront tôt ou tard à la charge, amplifiés.  La menace ne vient pas de l'Islam, mais du système libéral qui sacrifie le réel au virtuel, le secteur productif et l'individu à la finance. 

    Notre société a plus besoin de Sagesse que de boucs-émissaires. Et la Sagesse passe par le dialogue des civilisations, plutôt que par leur affrontement.

    Il est temps de changer de cap. Pour la paix, pour la fraternité, et pour les générations futures.


     


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