• Du mondialisme à la Nation. Témoignage (+ livre B. Maris)

     

     

     

     

     

     

     

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    Du mondialisme à la Nation. Témoignage (+ livre B Maris)

     

     

    Du mondialisme à l'amour de la France.

    Témoignage personnel.

    Par Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

     

     

    Patriotisme. Drapeau. Nation. Amour fou, jusqu'à l'intolérance, de sa terre. Quelle horreur ! Et quand je voyais les Américains se prosterner devant un drapeau, cela me faisait rire : Quel fanatisme ! Quelle stupide adoration d'un objet ! Vive la fraternité universelle, l'abolition des frontières, et une révolution mondiale pour libérer les humains de leurs chaînes ! Ah, si tous les gars du monde... se donnaient la main, comme dans le célèbre film !

    Et voici qu'après l'horreur économique et sociale de la mondialisation, je découvre le Nouvel Ordre Mondial,  la mise en place progressive (notamment via l'UE, premier palier) de la dictature d'une entité - américano-sioniste - sur un monde unique, débarrassé des Nations et de l'armée "de la Nation", des particularismes, des traditions, de l'Histoire d'un pays, bientôt de la langue d'origine (1). Conversion. Comme celle de B. Maris, mais pas seulement au contact d'une terre si belle, sinon de plus en plus EN REACTION contre la mise en place d'une société totalitaire, brisant tout ce qui a été modelé à travers les siècles, même, et surtout, là où il y a de la beauté. 

    Du mondialisme à la Nation. Témoignage (+ livre B. Maris)

    Après avoir été "citoyenne du monde" avant tout, je suis donc devenue progressivement l'amante de la France, de son passé, de ses valeurs, de son Histoire, de tout ce que des Sarkozy-Hollande-Valls s'acharnent méthodiquement à liquider, morceau par morceau : Indépendance nationale, Diplomatie, Presse, Industrie (surtout ses fleurons), Emplois, armée (non plus pour défendre la Nation, mais pour attaquer les autres au nom des multinationales), départements, identité rurale, école, droits humains, conquêtes sociales, traditions, fêtes nationales, religion catholique ayant modelé le pays, et même l'identité des gens en distillant le poison du Gender dans la tête des plus petits...

    Curieusement, mais apparemment sans discerner la notion dévastatrice du Nouvel Ordre Mondial, Bernard Maris découvre lui aussi ses attaches, et la beauté de la France qu'on liquide pan par pan.

    Un premier pas. Le dernier, car Bernard nous a quittés. Le terrorisme d'Etat l'a tué.

    chantal dupille (dite eva R-sistons)

     

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     Bernard Maris « et si on aimait la France » neuf 15 euros

    La France : la dernière histoire d’amour de Bernard Maris

    Posted: 08 Aug 2015 10:55 PM PDT

     

    C’est un petit livre dont je me souviendrai sans doute très longtemps : le manuscrit envoyé le 2 janvier, cinq jours avant la tuerie dont il fut une victime, par Bernard Maris, économiste membre de Charlie Hebdo, donc plutôt anarchiste et internationaliste, véritable déclaration d’amour à la France.
     
     
    Coup de foudre patriote
     
    Ce livre conservera pour toujours un caractère particulier. En effet, voici un intellectuel a priori peu tourné vers son pays, qui semble découvrir son amour charnel pour sa patrie. Mais dans ce texte finalement assez brut, l’intellect et le rationnel font assez souvent place aux tripes et aux sentiments, le tout dans un style parfois un peu familier et provoquant, mais dont le fond témoigne d’une grande culture et d’une mise en perspective souvent originale et recherchée, entre l’empirique et le théorique. Cela donne une belle chaleur à cette véritable déclaration d’amour, à mettre au panthéon du patriotisme. Ce livre, assez méridional, donne aussi une envie, hélas malheureusement impossible aujourd’hui, de discuter avec son auteur, une invitation au dialogue et à la discussion et à lire ses autres ouvrages. (..)
      
    Source : Bernard Maris, « Et si on aimait la France », Grasset
     
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    Bernard Maris développe sa vision du patriotisme

    Posted: 10 Aug 2015 10:55 PM PDT

    Outre sa déclaration d’amour à une France qu’il regrette d’avoir un peu négligée, avec son ouverture d’esprit et sa culture, Bernard Maris développe sa vision d’un patriotisme, progressiste, ouvert et tolérant, revisitant l’histoire de notre pays, à mille lieues du souverainisme identitaire et décliniste.
     
     

    Sa vision du génie français
     
    A rebours de Zemmour, pour lui, un aspect de notre génie national est l’amour courtois. Il voit notre pays, qui a réalisé la première transition démographique, comme un éclaireur de l’humanité, démographique, mais aussi dans la condition du couple, de la femme et des enfants. Il y voit « le souhait d’une vie équilibrée, dans une population stable ». Le chapitre sur la galanterie est une réflexion intéressante sur la condition féminine et ce qu’elle dit de la société : « la galanterie est une soumission du (présumé) fort au (présumé) faible. Le ‘respect’, c’est la pratique cruelle de l’ordre mafieux (…) La galanterie est donc, il faut le reconnaître, une des formes de la démocratie (…) Dans tous les cas, c’est une preuve de civilisation. La civilisation commence avec la politesse, la politesse avec la discrétion, la retenue, le silence et le sourire sur le visage ». Il dénonce le communautarisme ou la mise en avant des origines.
     
    Il vante l’équilibre de notre pays, sa diversité (géographique, climatique, humaine – il n’y a pas de français physiquement typique – ou familiale, s’appuyant sur Todd). Il retient de Todd et Le Bras la force du passé et de son héritage, en positif : « du fait de sa diversité, la France est condamné à la tolérance », lui donnant une place à part dans le monde « habitant le centre du monde, dans ce cadeau des dieux entre le monde de la Méditerranée et celui des Barbares, comment les Français n’auraient-ils pas été condamnés à l’exceptionnel et à l’universel ? ». Pour lui, « s’il existe un génie national, il est dans la résolution de cet oxymore : un pays anthropologiquement des plus divers, géographiquement divers, climatiquement divers, tout entier tourné vers l’unité. Citant Todd et Le Bras : « il existe une vie humaine et sociale des profondeurs, indépendante de l’actualité économique et politique mise en scène par les médias (qui échappe) à la perception du monde rétrécie qui sert d’évangile à l’instruction des élites ».
     
    Refus du déclinisme moisi
     
    Maris explique que c’est une phrase de Houellebecq, « on ne doit rien à son pays » qui a été le déclic du livre, le poussant à le défendre, à un moment où sa critique devenait de plus en plus courante. Il passe peu de temps sur « Le suicide français », d’Eric Zemmour, qu’il expédie joliment et assez justement : « malgré ses rodomontades machistes, militaristes, viriles et policières, relève de la pleurnicherie mi-morbide, mi-mièvre ». Il dénonce aussi les inlassables pensums sur la décadence, une constante de notre pays depuis 150 ans. Bizarrement, il soutient que la France appartient sans doute à la droite que la gauche n’a pas de droit naturel sur le pays, mais que la droite a « une vision rhumatismale de la France ». Mais ne montre-t-il pas que la France, ce n’est pas la gauche, la France, ce n’est pas la droite ?
     
    Car quand il soutient que « la gauche est victime de l’Internationale, la droite de la mondialisation », ne s’agit-il pas d’une distinction un peu artificielle quand ce qu’on appelle la gauche est incapable de penser hors de la mondialisation, comme le montre Pierre Laurentou quand la droite cède à un occidentalisme aux relents religieux qui n’est qu’une forme d’internationalisme ? Ce faisant, Bernard Maris définit une forme de patriotisme progressiste, tolérant et ouvert, avec un léger accent méridional qui n’est pas sans lui donner un certain charme. Son discours optimiste sur la France tranche avec la présentation si négative de notre pays dans la plupart de nos médias et par la bouche de tant de nos éditorialistes. Et s’il tenait ainsi une clé de ce qui pourrait enfin permettre à nouveau un rassemblement sur l’idée patriote ?
     
    En tout cas, je conseille vivement la lecture de ce livre qui montre que, sous les pesanteurs de notre débat national et de notre vie politique, figée pour le moment autour de trois partis impasse, les choses bougent intellectuellement, ce qui sera tôt ou tard porteurs de bonnes nouvelles politiques.
     
    Source : Bernard Maris, « Et si on aimait la France », Grasset
     
     http://www.gaullistelibre.com/2015/08/bernard-maris-developpe-sa-vision-du.html
     
     

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