• Chavez + qu'un géant de l'Histoire et l'ami des pauvres: Notre Frère (Dossier)

     
     
    Dimanche 10 mars 2013

    chavez-Bolivar-y-Chavez.jpg

    http://www.cerromercedario.com/2010/07/bolivar-no-descansa-en-paz.html

     

    Bonjour. Je suis une rescapée de la tempête qui a sévi dans le sud, ma voiture a d'ailleurs failli être submergée (et moi avec) au moment où je quittais précipitamment la zone en proie aux fureurs naturelles. Au retour, boîte mails plus que remplie, débordant elle aussi, et puis la disparition de notre ami à tous : Chavez. Je lui rends bien tardivement hommage, excusez-moi. Le Vénézuela le pleure, le monde le pleure, jamais personne ne pleurera nos dirigeants actuels depuis que Sarkozy nous a été imposé par les Médias orchestrés par les Sayanim pour la destruction des valeurs de notre pays et son arrimage à Tel-Aviv.. (1) Chantal Dupille

    (1) Derniers posts à ce sujet : http://mai68.org/spip/spip.php?article4946
    http://blog.mondediplo.net/2012-11-…

     

    Chávez y Bolivar.

     http://politicalcontext.org/blog/2013/01/hugo-chavez-in-the-context-of-history/chavez-y-bolivar/

     

    Introduction par Chantal Dupille

     

    Chavez. La meilleure part d'entre nous vient de partir. Partir, vraiment ? Un homme comme lui ne meurt jamais : Il est trop en nous. Lui seul était vraiment sincère. Lui seul savait parler avec son coeur et sa faconde. Lui seul savait mettre ces putains d'Américains à leur place. Lui seul avait toujours le mot juste - et coloré. Lui seul savait s'opposer à Mâmon. Il aimait Dieu, la vie, son peuple, les pauvres, il avait un coeur immense ! Moi la croyante je suis persuadée qu'il sera au premier rang du Royaume de Dieu : Parce qu'il avait d'abord servi les pauvres.

     

    Les Médias l'ont discrédité, sali, traité d' "assassin" (de qui ? Le Vénézuela n'a jamais attaqué personne, contrairement aux Yankees, et Chavez a défendu avec brio et passion son peuple !), de "dictateur" (il a toujours respecté le suffrage universel), de "populiste" (car il était aimé, adoré)... tout était bon pour le calomnier (1). C'est simple : Regardez qui sont les préférés de NOS médias collabos des oligarchies mafieuses, de BHL à Valls en passant par super Sarko ou super Mario (Monti, Draghi), et vous saurez qui sont nos vrais ennemis. Chavez a été discrédité ? Pardi, ne cherchez pas, il était le meilleur d'entre nous ! Comme il va nous manquer, maintenant : "Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé" (Lamartine) !

     

    Pour notre ami Chavez, aucun superlatif n'est de trop. Il était tout: Homme de coeur, de foi, drôle, sincère, orateur, dirigeant, patriote, combattant de la liberté... etc, etc ! 

     

    J'ai juste pu envoyer quelques tweets. Parmi mes nouveaux abonnés, une belle surprise :

     

    Chère Cristina, tu es une privilégiée ! Ton pays a eu à sa tête le plus grand dirigeant, le meilleur d'entre nous ! Nous, nous n'avons que des pourritures depuis Sarkozy. Et peut-être le pire est devant nous, pour achever de détruire notre pays, avec Copé ou Valls.

     

    Avec son sifflet, un jour, Chavez a sifflé la fin de la partie pour les charognards. Il a soustrait le pétrole du Vénézuela (en le nationalisant) et les Vénézueliens aux prédateurs sans foi ni loi.

     

    Suivons son exemple ! A notre tour, sifflons la fin de la partie pour tous les ennemis des peuples.

     

    Chantal Dupille

     

    (1) http://www.marianne.net/Chavez-pourquoi-tant-de-haine_a227118.html

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    chavez-castro.jpg  

     

     

    Mes Tweets

    (que j'alimente moi-même depuis peu)

    https://twitter.com/rsistons

     

    Honte à l'UE qui envoie juste des représentants de second rang pour les funérailles Chavez (Adoré des peuples donc pas des dirigeants UE vendus !)

     

    Funérailles Chavez: Le peuple vénézuelien pleure son immense Président. Quand verra-t-on le peuple français pleurer un Sarkozy ou un Hollande?

     

    Médias: Milliers de partisans,dizaines de milliers,centaines de milliers,enfin,l'évidence, un aveu : MILLIONS de Vénézueliens pour les funérailles de CHAVEZ

     

    Honte de voir François Hollande Président du Parti français encore dit "socialiste" boycotter les funérailles du dirigeant socialiste Chavez!

     

    Travail Médias : Comment masquer l'amour des Vénézueliens pour Chavez et préparer la victoire des opposants ? Déjà, on parle de divisions des Chavistes !

     

    Chavez toujours présent. On n'arrive pas à croire qu'il est mort, qu'il ne rira +, qu'il ne combattra +, il est irremplaçable, il est unique

     

    Chavez: Pas seulement une politique, c'est un coeur, une force de la nature, une spontanéité, un rayonnement.. Les dirigeants sont NAINS à côté

     

    Chavez a une telle personnalité qu'il ne nous quittera plus, il est rentré en nous. Je crois que nous sommes tous amoureux de lui ! Fabuleux

     

    Chavez, souvenir. Avec son sifflet, il a sifflé la fin de la partie (de pillage du pétrole : Nationalisé). SIFFLONS LA FIN DE LEUR PARTIE !

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    Obama "veut de nouvelles relations avec Venezuela" ? Que les USA cessent de financer des coups d'Etat et des terroristes là-bas!

     


    Le avant et après Hugo

     

     

     

    Tous les liens sur Chavez ici,

    ses discours :

    Hugo Chavez ...

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    Hasta Siempre, Comandante !

    Hasta Siempre, Comandante !

    Nous dédions cet article à un grand Homme. Au leader d’un pays et de sa région, un symbole pour le monde entier. C’était également un grand ami de la Russie, qu’il aimait beaucoup. Aujourd’hui, cet homme n’est plus. Il s’agit de Hugo Chavez.

    En ces jours très tristes avant tout pour les Vénézuéliens, mais également pour bon nombre de Latino-Américains en général, ainsi que de Russes, d’Africains, d’Européens et de nombreuses personnes sur tous les continents, il est important de se rappeler qui était Hugo Chavez.

    Issu d’un milieu modeste, métis dans les veines duquel coulait du sang indien, africain et espagnol, sa mère souhaitait qu’il devienne prêtre catholique. Hugo rêvait de devenir joueur de baseball. Finalement, il rejoint l’armée vénézuélienne à l’âge de 17 ans et plus tard s’inscrit à l’Académie vénézuélienne des sciences militaires, en tant que cadet. Diplôme militaire d’arts et de sciences en poche, il commence officiellement à servir dans l’armée. En 1992, il participe au coup d’État qui échoue. Il est alors emprisonné durant deux ans. A sa libération, il jouit déjà d’une grande popularité, surtout grâce à ses prises de position en faveur des classes les plus démunies du pays. Il crée le « Mouvement Cinquième République », basé notamment sur de nombreux principes de la Révolution cubaine. Chavez a par ailleurs toujours considéré Fidel Castro comme son mentor et inspirateur. Il sera élu président du pays à la fin de 1998. Combinant les principes de la justice sociale ainsi que les valeurs patriotiques et anti-impérialistes de Simon Bolivar, figure emblématique en Amérique Latine, sa popularité ne cesse de croître. Justement, les plus défavorisés, tout simplement oubliés et ignorés par ses prédécesseurs, lui assurent un soutien sans faille.

    En 2000, il est réélu avec près de 60% des suffrages. En 2002, il fait face à un bref coup d’État, orchestré par l’oligarchie locale et leurs soutiens extérieurs, avant tout celui des Etats-Unis. Chavez est arrêté. Mais c’est alors que la majorité de la population vénézuélienne témoigne son soutien indéfectible envers son président et sort massivement dans les rues pour exiger sa libération. Il est finalement libéré deux jours plus tard et reprend ses fonctions de chef de l’État. En 2006, il est réélu avec près de 63% des voix. En 2007, le référendum sur la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chavez est rejeté (à une courte majorité de 50,7%), malgré de nombreuses fraudes enregistrées lors du référendum. Malgré ces fraudes, Hugo Chavez décide de reconnaître publiquement sa « défaite ». Quant aux élections présidentielles de 2012, il est de nouveau vainqueur, avec cette fois-ci plus de 55% des voix.

    En politique intérieure et au niveau des réalisations sociales, parmi les nombreuses réussites du président Chavez, on peut citer : la baisse importante du chômage, la diminution de plus de la moitié du taux de pauvreté (de 54% des ménages en 2003 à moins de 25% aujourd’hui), quant à la pauvreté elle a diminué de 72%. On citera également la chute du taux de la mortalité infantile et des inégalités sociales (le Venezuela étant devenu le pays le moins inégalitaire de la région), l’augmentation à plusieurs reprises du salaire minimum et du revenu par habitant (ayant augmenté de plus de 3 fois), construction massive de logements (surtout en faveur des plus pauvres), forte baisse de la dette publique, éducation gratuite dès l’enseignement préprimaire, et ce jusqu’à l’université, augmentation conséquente de la part du PIB consacrée à l’éducation et éradication de l’analphabétisme (selon les données de l’UNESCO), ainsi que forte réduction des importations alimentaires (pratiquement 60%), pour ne citer que ces acquis... En politique extérieure, Hugo Chavez a défendu la souveraineté de son pays mais également de ses ressources. Et c’est bien lui qui a été le chef de file de l’intégration régionale et continentale. C’est bien autour de lui que se sont réunis d’autres leaders latino-américains comme Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Équateur), Cristina Fernandez de Kirchner (Argentine), Daniel Ortega (Nicaragua) et Raul Castro (Cuba). Le pays-leader sud-américain, le Brésil, a également activement participé au projet d’ « Alliance latino-américaine ». Hugo Chavez a par ailleurs vivement soutenu la coopération entre l’Amérique latine et les Caraïbes. Son action a beaucoup contribué à la mise en place des organismes suivants : l’Alliance bolivarienne pour les Amériques, l’Union des nations sud-américaines, la Banque du Sud, ainsi que le réseau régional de télévision Telesur. Et tous ces projets grandioses ont été réalisés dans une région où il y a encore pas si longtemps, la CIA organisait des coups d’États quand bon leur semblait, en mettant au pouvoir des pantins qui arrangeaient l’empire étasunien. Hugo Chavez s’est employé à tourner cette page définitivement. Il a également activement développé les relations du Venezuela avec la Russie, la Chine, l’Iran, les États africains et le monde arabe. Il a par ailleurs vécu le meurtre de Mouammar Kadhafi comme une tragédie personnelle. Grand visionnaire, il est également l’initiateur du Sommet Afrique-Amérique latine. Mais une fin tragique est venue stopper la vie du Comandante.

    Depuis juin 2011, il luttait contre le cancer. Après plusieurs opérations à Cuba et les espoirs de guérison tant espérée par ses concitoyens et tous ses partisans dans le monde entier, le Président Hugo Chavez s’est éteint le 5 mars 2013, dans la capitale vénézuélienne. Selon le président par intérim Nicolas Maduro, la maladie du leader vénézuélien ne serait pas due au hasard et les États-Unis seraient directement impliqués. On attend avec impatience tous les détails à ce sujet, mais beaucoup de questions vont se poser. Pour n’en citer qu’une : connaissant les méthodes occidentales vis-à-vis de tous ceux qui n’arrangent pas les intérêts des lobbies concernés (emprisonnement de Laurent Gbagbo, meurtre barbare de Mouammar Kadhafi), on aura en effet bien besoin d’analyser sérieusement tous les scénarios possibles.

    Dans tous les cas, Hugo Chavez restera à jamais la personne qui non seulement a accompli des exploits aussi bien dans son propre pays, mais aussi à l’échelle de tout le continent sud-américain et du monde entier. Il est et restera une source d’inspiration pour un très grand nombre de personnes aux quatre coins du monde. Un homme pour qui les mots « justice, liberté, et surtout dignité » resteront des synonymes gravés à jamais dans la mémoire collective. Tous les leaders d’Amérique latine lui ont rendu hommage. Comme l’a également fort bien dit le président russe Vladimir Poutine, Hugo Chavez « était un homme hors du commun et fort, qui regardait vers l’avenir et qui était toujours très exigeant envers lui. Il était un ami très proche de la Russie ». Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a déclaré que « toute la vie de Chavez était un celle d’un homme au service désintéressé de la justice et de l’égalité, luttant pour le bien du peuple vénézuélien ». Le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vitaliy Tchourkine, a quant à lui qualifié Hugo Chavez de grand homme politique, et son décès de tragédie, aussi bien pour le Venezuela que la Russie : « Un grand homme pour son pays, pour toute l’Amérique latine et le monde entier. Il a joué un rôle important dans le développement des relations entre le Venezuela et la Russie, et aujourd’hui nous pleurons sa mort ». Connaissant les nombreux points communs entre la Russie et le Venezuela, ainsi que les nombreux défis communs lancés par les deux pays, notamment en matière de défense de la démocratie et de la souveraineté face à la dictature de la « pensée unique » et des grands lobbies, il est important d’aider le gouvernement vénézuélien à élucider toutes les circonstances tragiques de la maladie du président Chavez.

    Pour finir, il faut dire que Hugo Chavez restera à jamais dans l’histoire. Dans l’histoire de son pays, de l’Amérique latine, du monde, mais aussi dans le cœur des hommes. Il a également réussi à prouver qu’il est possible de combattre pour les grandes valeurs dans le respect de la démocratie, la vraie démocratie. Il reste et restera le symbole de la lutte pour la justice, la liberté et la dignité humaine, où que ce soit. Nous ne pourrons jamais l’oublier. Quant à son successeur et ses partisans, nous espérons qu’ils poursuivront fièrement et dignement l’œuvre du président Chavez. Hasta la victoria siempre, Comandante !

    http://french.ruvr.ru

    http://www.alterinfo.net/Hasta-Siempre-Comandante-_a87639.html

     

    Ainsi parlait Hugo Chavez
    Hugo Chavez

    7 mars 2013

    Investig'Action - Ainsi parlait Hugo Chavez Reniflant « une odeur de soufre » à la tribune de l’ONU, poussant la chansonnette pour Hillary Clinton en conférence de presse, délivrant ses messages de paix et d’amour à la jeunesse du monde ou éveillant la fibre patriotique des Vénézuéliens « jusque dans les c... et les ovaires », Chavez ne laissait personne indifférent à travers ses interventions. Elles étaient toutefois passées sous silence dans les grands médias, quand elles n’étaient pas (...)


    Chavez est un pilier de l’identité vénézuélienne contemporaine
    Meriem Laribi

    6 mars 2013

    Investig'Action - Chavez est un pilier de l'identité vénézuélienne contemporaine Entretien avec Romain Migus, sociologue français vivant depuis près de dix ans au Venezuela. Il analye pour nous l’impact qu’a eu le président sur la société vénézuelienne à travers trois facettes : le Chavez politique, le Chavez du peuple et le Chavez de l’Etat.


    «  L’amour est le combustible de la révolution  »
    Meriem Laribi

    6 mars 2013

    Investig'Action - «  L'amour est le combustible de la révolution  » Entretien avec Vincent Lapierre à qui l’on doit les nombreuses vidéos sous-tirées en français de Chavez.


    Chavez et la bataille planétaire
    Charles Giuseppi

    6 mars 2013

    Investig'Action - Chavez et la bataille planétaire Dans ce monde plutôt terrifiant, avec la réalité de crises économiques généralisée, le chômage grandissant, la pauvreté et le désespoir grandissant dans nombre de société occidentale, Hugo Chavez représente un espoir, sa politique la preuve qu’un autre monde est possible et que la révolution n’est pas une formule utopique de hippies déconnectés de la (...)


    De la pauvreté extrême à la richesse humaine : les femmes au Venezuela
    Jean Araud

    6 mars 2013

    Investig'Action - De la pauvreté extrême à la richesse humaine : les femmes au Venezuela Au cours des premières années de la Révolution bolivarienne, le journaliste belge Michel Collon a visité le Venezuela et cette visite lui a inspiré le livre Les 7 péchés de Chavez qui s’ouvre par un chapitre intitulé ‘‘Premier péché : il leur apprend à lire’’. Voyage des femmes de l’analphabétisme au savoir…| En 2012, de retour à Caracas, accompagné de l’ancien parlementaire vert belge Lode Vanoost, Collon participe à des rencontres interactives avec des femmes (...)


    Bruxelles-Caracas, les Vénézuéliens nous répondent
    Vanessa Stojilkovic

    6 mars 2013

    Investig'Action - Bruxelles-Caracas, les Vénézuéliens nous répondent « Au Venezuela, l’argent du pétrole ne profite plus aux multinationales, mais au peuple par des programmes sociaux. Qu’en pensez-vous ? » Telle était la question posée, en « vidéo-trottoir », à 20 Belges, au hasard dans la rue.

     

    Pour France 2, le chavisme est une secte qui a réussi
    Philippe ARNAUD

    Elise Lucet [après le sujet sur les femmes] : "Direction Caracas, maintenant, où une grande partie de la population s’apprête à vivre un grand événement. Les obsèques d’Hugo Chavez vont en effet se dérouler à 16 h 30. Avant ce moment très solennel, des milliers de Vénézuéliens ont patienté pendant des heures en espérant approcher la dépouille du "comandante". Un sentiment de dévotion incroyable, mais qui ne touche pas toute la population. Certains restent critiques vis-à-vis du président défunt. Reportage de nos envoyés spéciaux, Maryse Burgot et Laurent Desbois."

    Maryse Burgot : "C'est l'un de ces moments de communion collective inventés par le chavisme : une marée humaine dans les rues de Caracas". [Vue d'une femme transportée sur une civière]. "Cette femme s'est évanouie après avoir patienté neuf heures dans une file d'attente. Elle espérait pouvoir se recueillir sur la dépouille de Chavez". [Un des brancardiers parle : "Anzoategui, elle est venue de l'Etat d'Anzoategui, c'est vraiment loin"]. Maryse Burgot : "Quand la foule apprend que, finalement, Chavez sera embaumé, et visible pour l'éternité, elleexulte. [Déclaration d'une femme : "On l'aime et cet amour ne mourra jamais. Aujourd'hui, il est même plus grand qu'avant."]. Maryse Burgot : "Et c'est bien ce culte de la personnalité qui est dénoncé dans les quartiers chics de Caracas. [Vue d'une résidence de luxe, mais solidement bétonnée, avec des barbelés]. Maryse Burgot : "Dans sa maison, cernée de murs et de barbelés, cet ancien diplomate de haut rang dénonce les dérives du chavisme". [Vue du diplomate (...) Lire la suite »
    Pourquoi Chávez ?
    Jean-Luc MELENCHON, Ignacio RAMONET
    Hugo Chavez est sans doute le chef d’Etat le plus diffamé du monde. À l’approche de l’élection présidentielle au Venezuela, le 7 octobre, ces diffamations redoublent d’ignominie. Tant à Caracas qu’en France. Elles témoignent du désespoir des adversaires de la révolution bolivarienne devant la perspective (que les sondages semblent confirmer) d’une nouvelle victoire électorale de Chavez. Un dirigeant politique doit être jugé sur ses actes, et non sur les rumeurs colportées contre lui. Les candidats font des promesses pour se faire élire ; rares sont ceux qui, une fois élus, les tiennent. Dès le début, la promesse électorale de Chavez a été claire : travailler au profit de ceux, majoritaires dans son pays, qui vivaient dans la pauvreté. Et il a tenu parole. C’est le moment de rappeler ce qui est vraiment en jeu dans cette élection à l’heure où le peuple vénézuélien va voter. Le Venezuela est un pays très riche en raison des fabuleux trésors de son sous-sol, en particulier les hydrocarbures. Mais presque toutes (...) Lire la suite »
    50 vérités sur Hugo Chávez et la Révolution bolivarienne
    Salim LAMRANI

    Décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer, le président Hugo Chávez a marqué à jamais l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine.

    1. Jamais dans l’histoire de l’Amérique latine, un leader politique n’avait atteint une légitimité démocratique aussi incontestable.Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, seize élections ont eu lieu au Venezuela. Hugo Chávez en a remporté quinze, dont la dernière en date, le 7 octobre 2012. Il a toujours battu ses opposants avec un écart allant de dix à vingt points. 2. Toutes les instances internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains, en passant par l’Union des nations sud-américaines et le Centre Carter, ont été unanimes pour reconnaître la transparence des scrutins. 3. James Carter, ancien président des Etats-Unis, a déclaré que le système électoral vénézuélien était le « meilleur au monde ». 4. L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézuéliens ont appris à lire, écrire et compter grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I. 5. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que (...) Lire la suite »
     
    ONU : Chavez me serre la main et me demande : « Comment ça se prononce, votre nom ? ».
    Mon témoignage sur Hugo Chavez
    Hervé Kempf

    Je n’avais guère prêté attention à Hugo Chavez. Pour moi, le Venezuela évoquait un pays pétrolier longtemps réduit à un statut de semi-colonie par les Etats-Unis, et qui par ailleurs avait subi des inondations catastrophiques en 1999. Chavez ? Hmm ?

    Mais peu avant la conférence de Copenhague sur le climat, en 2009, la traduction en espagnol de mon livre, Comment les riches détruisent la planète, lui fut transmise.

    Il faut savoir que Chavez participait tous les dimanches à un programme radiophonique de plusieurs heures, mélange de radio-crochet, chansons, jeux, informations sur l’activité du gouvernement et éducation politique populaire. Une part de la faconde intarissable de l’animateur Chavez venait de ses lectures de la semaine, que ce quasi-autodidacte dévorait pendant ses nuits. Advint la conférence de Copenhague sur le climat en 2009. On l’a oublié aujourd’hui, mais cette conférence se produisit dans un état d’excitation impressionnant, dans un moment où la question du changement climatique n’avait jamais été aussi présente dans la conscience collective. Et tout ce que la planète comptait d’écologistes engagés et de chefs d’Etat étaient animés par l’irrépressible besoin… d’ETRE LA. Permettez-moi de vous raconter comment j’ai croisé alors Hugo Chavez – il s’agit en fait des notes que j’avais prises alors, pour le récit de la conférence. Ainsi donc, le 16 décembre 2009… me voici à côté de la salle plénière, qui (...) Lire la suite »
     
    Quand nos politologues se surestiment et sous-estiment un peuple
    De Sandino à Chavez, « l’aube n’est plus une tentation »
    Thierry DERONNE

    Comme le dit le sociologue Reinaldo Iturizza, parler de “transition” ou de “post-chavisme” reviendrait à insulter l’intelligence des vénézuéliens, et à nier l’Histoire elle-même, ce mouvement profond qui ne fait que commencer dans une Amérique Latine qui a changé de nature.

    Comprendre le Venezuela de 2013, c’est d’abord comprendre une vérité qui crève les yeux. Le peuple vénézuélien d’aujourd’hui n’est plus le peuple des années 90. C’est la victoire de Chavez : « à ceux qui me souhaitent la mort, je leur souhaite une très longue vie pour qu’ils continuent à voir la Révolution Bolivarienne avancer de bataille en bataille, de victoire en victoire. » Dans les années 80 j’ai vécu au Nicaragua, en pleine révolution sandiniste. Deux faits m’ont marqué. Augusto C. Sandino et son Armée de Défense de la Souveraineté Nationale (EDSN). Alors que sur place, les nicaraguayens jouissaient pour la première fois d’élections libres, d’un État de Droit et de la liberté d’expression, après l’interminable nuit de tortures, de massacres et de disparitions de la dictature somoziste, les médias occidentaux s’empressèrent de transformer cette révolution en « totalitarisme en marche ». A l’époque Julio Cortázar, le grand cronope argentin, envoyait ses protestations au journal français « Le Monde » pour tenter (...) Lire la suite »
     
    Chavez est mort (pour le moment)
    Viktor DEDAJ
    « Laissez les chiens de l’empire aboyer, c’est leur travail. Le nôtre, c’est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple. » - Hugo Chavez« Si vous voulez savoir qui était Chavez, regardez qui pleure sa disparition, et regardez ceux qui s'en réjouissent, là vous aurez votre réponse ! » - Fidel Castro J'avoue qu'en apprenant la mort d'Hugo Chavez, j'ai pleuré. Ce fut bref, mais intense. J'avoue qu'à la mort de Fidel Castro, je pleurerai jusqu'à la dernière larme de mon corps. Ce sera probablement un peu plus long et un peu plus intense. J'avoue aussi qu'à chaque annonce de la mort d'un dirigeant occidental, j'ai plutôt tendance à reprendre deux fois des moules. Oui, j'avoue : j'échangerai la quasi-totalité de la classe politico-médiatique occidentale contre un seul Hugo Chavez. Même malade. Même mort. Alors que toute la gauche latino-américaine, et même au-delà, décrète le deuil, ici La Gauche la Plus Conne de la Planète, comme à chaque fois que l'occasion lui est offerte, refait (...) Lire la suite »
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    Nous savions bien qu’ils dégoulinaient de roublardise, de lâcheté et de traitrise
    La Haine et l’Amour
    Archibald EMOREJ

    Rien. Ils ne laisseront rien passer. Ni l’injure, ni l’infamie, ni l’ignominie. Les hordes de fonctionnaires du vil, les coprophages de la lâcheté, les défroqués de la grandeur humaine, tous grouinent dans la fange en bouffant le cadavre d’un combattant qu’ils n’ont pas su abattre. Pas même touché, ni même égratigné. Eux ne sont pas des Hommes, sans respect pour la mort, à pisser sur la dépouille, comme leurs ont dit de dire leurs supérieurs de l’ombre, d’un très grand de notre monde. Notre monde. Ils n’ont pas idée de ce qu’il est. Nous avons tous nos cultures, nos langues, nos histoires, nos folklores et nos héros, et pourtant nous partageons les valeurs de ce monde, ce monde dont ils n’ont même pas idée.

    Chez nous, pas d’idolâtre ni maximo ni dictateur, simplement l’humilité de reconnaitre les meilleurs d’entre nous, et pas sur leurs filiations, leurs mécènes ou leur maîtres, mais jugés sur leurs actions, leurs morales et leurs actes. Peut-être leur haine vient de cette liberté que nous partageons, celle de la critique constructive, de l’indépendance, de la dialectique pour le bien du groupe, donc de tous - ni pour l’esbroufe, ni pour une carrière aux ordres. De tous, parce que nous n’excluons personne, et même le pire de nos ennemis, sa mort nous ne l’acceptons qu’au champ d’honneur, dans le respect d’une idée chevaleresque qui fait de nous des humains, pas des bêtes dégueulasses. Est-ce naïf d’être révulsé par ce magma de haine, un flot visqueux de gratte-papiers venus vomir leur joie de la mort d’un homme que rien n’a terrassé, sinon la maladie ? Seuls les puissants sont magnanimes. La bêtise est une chose, nous les avons assez moqués. Nous savions bien qu’ils dégoulinaient de roublardise, de lâcheté et de (...) Lire la suite »
     
    Après la mort de Chavez, je rêve...
    Gwendal Evenou
    Avec la mort de Hugo Chavez, les médias m’ont appris que créer des programmes sociaux pour les plus pauvres, éradiquer l’analphabétisme dans son pays ou augmenter le salaire minimum de 30% n’étaient en fait que des pratiques clientélistes, et n’avaient d’autre visée que de remplir les urnes de bulletins de vote à son nom. Moi, simple citoyen des classes populaires, aujourd’hui, je rêve d’être à mon tour victime d’un affreux clientélisme électoral. Je rêve qu’un président de la République sans morale propose de garantir une réelle sécurité sociale gratuite pour tous et augmenter les effectifs des personnels soignants des hôpitaux, osant déclarer au peuple crédule que « la santé, ça n’a pas de prix ». Je rêve qu’un président de la république, dans l’irrespect total de toute logique économique pure, interdise les licenciements dans les entreprises faisant des bénéfices et refuse le dialogue social avec le patronat qui consiste en l’imposition inévitable de la flexibilité pour « sauver les emplois », dans l’unique but de (...) Lire la suite »
     
    La chronique de Recherches internationales
    Hugo Chávez, la mort d’un grand.
    Xavier Calmettes

    Le Venezuela enterre aujourd’hui l’un des dirigeants les plus marquants de ce début de XXIème siècle. L’homme a monopolisé le débat politique vénézuélien et latino-américain durant plus de 20 ans. Détesté par les élites, adulé par les classes défavorisées, Hugo Chávez ne laissait personne indifférent. Son parcours personnel a contribué à forger le mythe.

    Un parcours mouvementé Né dans une famille de l’État de Barinas, il intègre les forces armées, gravit les échelons de la hiérarchie militaire et devient lieutenant-colonel. Admirateur de Simón Bolivar, le libérateur de la grande Colombie du joug espagnol, il crée le Mouvement Bolivarien 200 au sein des forces armées en 1983. Ce mouvement d’inspiration nationaliste aurait très certainement été voué à l’anonymat, s’il n’était pas né en même temps qu’une profonde crise économique, sociale, et politique. Incapables de résoudre les problèmes économiques de la société vénézuélienne, les élites de la IVème République tentent de mettre en place des réformes de caractère néo-libéral qui échouent à relancer l’économie. Les inégalités augmentent, le Venezuela s’appauvrit, le PIB régresse, et le FMI demande la réduction des déficits publics. Le peuple reste fidèle aux deux partis historiques de la IVème République (Acción Democrática et COPEI) jusqu’à ce que Carlos Andrés Pérez (candidat d’Acción Democrática) soit élu Président. Ce (...) Lire la suite »
     
    Chavez : regardez France 2, vous saurez tout !
    Philippe ARNAUD

    J’ai regardé le journal télévisé de France 2 de 13 h de ce mardi 6 mars. Je propose quelques remarques qui constitueront une analyse des omissions, des manques, de l’implicite. C’est-à-dire une analyse des “ creux ”.

    De la présentation, j'extrais ces quelques phrases : 1. "Il était le fils spirituel de Fidel Castro. Il n'a cessé, comme le Lider Maximo, de montrer du doigt les États-Unis et le modèle capitaliste..." Remarque. Cette phrase laisse penser que la mise en accusation des États-Unis par Hugo Chavez est un rituel, une plaisanterie éculée, sans raison, sans fondement (comme on rit des cocus ou des belles-mères, bêtement, parce que ça c'est toujours fait). Où est le creux, où est l'omission ? L'omission, c'est celle du rappel de toutes les interventions violentes des États-Unis en Amérique latine depuis les années 1850, et dont l'énumération prendrait plusieurs pages. Je dis "violentes" pour englober à la fois les interventions directes de l'armée américaine par bombardements (Cuba, 1961), pilonnages, débarquements (Argentine, 1853), parachutage (La Grenade, 1983), mais aussi les complots contre des gouvernements légaux (Arbenz, au Guatemala, en 1954, Allende, au Chili, en 1973), les blocus, (...) Lire la suite »
     

    HASTA SEMPRE COMANDANTE CHAVEZ

     

    HASTA SEMPRE COMANDANTE CHAVEZ ...
    ELAC & ALAC Committees /

    The Jamahiriyan Resistance Network / 2013 03 06 /
    http://www.elac-committees.org

    # Un ami sincère de la Jamahiriya nous a quitté.

    Le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez, soutien sans faille de l'ancien dirigeant libyen, avait condamné l'"assassinat" de Mouammar Kadhafi, qu'il avait qualifié de "martyr".
    "Malheureusement, la mort de Kadhafi a été confirmée. Ils l'ont assassiné, (c'est) une violation supplémentaire de la vie", a commenté M. Chavez. Pour le chef de l'Etat vénézuélien, l'ancien dirigeant libyen sera désormais reconnu comme "un martyr" et "un grand combattant".
    Adepte de positions anti-impérialistes conséquentes, Hugo Chavez n'avait jamais varié dans son soutien à Mouammar Kadhafi depuis le début de l'intervention des USA et de l’OTAN en Libye.

    http://www.alterinfo.net/HASTA-SEMPRE-COMANDANTE-CHAVEZ_a87544.html

     

     

    Mort de Chavez: Caracas accuse ses "ennemis extérieurs"

    Mercredi 6 Mars 2013

     

    Mort de Chavez: Caracas accuse ses "ennemis extérieurs"
    Le vice-président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé les "ennemis extérieurs" du pays d'avoir provoqué le cancer du commandant Hugo Chavez, rapportent mercredi les médias locaux.
    "Les ennemis historiques de notre patrie cherchaient à porter atteinte à la santé de notre commandant", a déclaré le vice-président lors d'une réunion des chefs politiques et militaires du pays.
    "Nous n'avons aucun doute, arrivera un moment dans l'Histoire où nous pourrons créer une commission scientifique qui révèlera que le commandant Chavez a été attaqué avec cette maladie", a-t-il poursuivi.
    Dans le même temps, M.Maduro a accusé les "ennemis extérieurs" de la mort de l'ex-leader palestinien Yasser Arafat.
    Ces déclarations ont été faites avant l'annonce de la mort du président vénézuélien plus tard dans la journée. D'après la version officielle, le commandant Chavez est décédé des suites d'un cancer mardi à 16h25 heure locale.
    Le vice-président Maduro a également fait savoir que Caracas avait pris la décision d'expulser l'attaché militaire des Etats-Unis David del Mónaco en raison de ses tentatives de "déstabiliser la situation dans le pays".

    http://fr.rian.ru
    http://www.alterinfo.net/Mort-de-Chavez-Caracas-accuse-ses-ennemis-exterieurs_a87549.html
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    Chavez organise la rébellion des anges

    (..) Lorsqu’on parle avec les millions de personnes (parmi lesquelles un marcheur nommé Evo Morales) qui forment depuis quatre jours à Caracas des files de plusieurs kilomètres pour rendre un dernier hommage à leur président, on se rend compte rapidement qu’il ne s’agit pas de croyance aveugle comme le prétendent des médias jamais à court de mépris de classe. Tous les peuples latino-américains sont profondément religieux mais il s’agit d’abord d’une réaffirmation d’une culture politique en expansion : la participation citoyenne dans la construction de l’État. Autre caractéristique de cette mobilisation populaire : le mélange de civils et de soldats de tout bord, sans que ceux-ci suscitent la moindre peur parmi les citoyens.  Des soldats qui avant Chavez étaient utilisés par l’élite pour réprimer toute rébellion sociale. C’est un autre trait des gouvernements de gauche latino-américains que d’avoir mis fin à cette histoire de disparus, de massacres et d’avoir reconstruit l’humanité, la vocation citoyenne, pacifique des forces armées. Le premier jour sont venus surtout des habitants de Caracas et à partir du deuxième jour, depuis l’intérieur du pays, et même d’Amérique Latine.  Piedad Chavez, ex-sénatrice colombienne et militante des droits humains : « Chavez s’est chargé de faire en sorte que le chavisme ne dépende pas de lui, c’est une école de leadership collectif, aujourd’hui il y a des millions de Chavez ».

    Ce samedi 9 mars 2013, depuis Quito, Rafael Correa a initié son programme alternatif de radio et télévision en parlant de « cet ami unique, sur qui on pouvait toujours compter, qui fut le président le plus diffamé, le plus attaqué par les élites propriétaires des médias ». Il a rappelé que lorsqu’il voyage en Europe, il se rend compte de l’impact de cette désinformation, quand il entend des jeunes lui parler de « Chavez assassin ». « Voilà ce qu’ils font des présidents qui luttent pour la souveraineté, pour la justice sociale : des assassins ! Et quand je demande : qui a-t-il assassiné ? quel pays a -t-il envahi ?, personne ne peut me répondre. Le fait qu’un visionnaire aussi solidaire, puisse être transformé en criminel, donne une idée de la dictature médiatique en Occident. Nous, nous devons continuer à lutter pour cette Amérique latine en pleine libération. «

    Au nom du Mouvement des Sans Terre du Brésil, Joao Pedro Stedile a rappelé lors d’une interview à Telesur ce 9 mars 2013, « le combat commun des Sans Terre et du président Chavez : création d’écoles agro-écologiques, luttes contre les OGM, réforme agraire, souveraineté alimentaire, mais aussi promotion incessante des idées des  mouvements sociaux au coeur de l’intégration latino-américaine. Beaucoup de présidents lorsqu’ils arrivent au pouvoir, se croient les maîtres du monde, ne conservent que la bouche et perdent les oreilles. Chavez, lui, en toute simplicité, t´écoutait, cherchait à converser avec toi pour apprendre,  écouter ».

     

    Lula da Silva : “¡Si vous n’existiez pas, vous devriez renaître !”

    La présidente Dilma Roussef et l’ex-président Lula aux côtés du Vice-président Nicolas Maduro.

    “Je pense qu’un siècle ne suffit pas pour produire un homme qui possède les qualités de Chávez. On ne voit pas tous les jours un pays élire une personne qui possède un engagement différent avec son peuple”, a pour sa part exprimé l’ex-président du Brésil.  “C’etait un homme doté de 80 pour cent de coeur et 20 pour cent de raison, comme, je le crois, doivent l’être tous les grands hommes du monde”. Lula a rappelé que Chavez ne pensait qu’à son peuple et surtout aux personnes les plus pauvres. J’ai eu le plaisir de converser souvent avec lui. « Dès le début nous avons noué une relation très forte parce que nous avions de nombreuses affinités. Oui, nous avions des divergences idéologiques mais nous avions beaucoup d’affinités politiques, par exemple sur la relation stratégique entre le Brésil et le Venezuela, comme entre tous les pays d’Amérique Latine. Nous comprenions le rôle des pays pauvres, surtout ceux de l’Amérique du Sud, dans l’affrontement construit avec les pays du nord, surtout dans les questions commerciales et poltiques. Tout cela a fait qu’un jour, en 2007, nous sommes passés d’une relation entre présidents à une relation de compagnons. Chavez savait que les raisons d’arriver au gouvernement étaient de faire que le peuple du Venezuela se sente fier, qu’il dispose enfin de droits, de travail, de santé et de la possibilité d’étudier. Il a évidement subi une très forte opposition comme nous l’affrontons tous en Amérique Latine… Chavez a valu la peine non seulement pour ces conquêtes mais pour le symbole que signifia ce qe qu’il a fait pour son pays : un peuple, les enfants, tous ont repris confiance en eux-mêmes. Un peuple a compris que le Venezuela était beaucoup plus grand que ce que les élites voulaient lui faire croire. Je crois que les idées de Chavez comme celles de Bolívar, vivront longtemps, parce que l’Amérique Latine vit un moment exceptionnel. Et Chavez a beaucoup à voir avec cela : la création de l’UNASUR, de la CELAC, du Conseil de Défense de l’UNASUR, de la Banque du Sud, et de tant d’autres idées qu’ensemble nous jetions sur papier et que nous discutions, pour les concrétiser peu à peu. J’ai eu le plaisir de partager avec lui huit ans de présidence et je ressens la fierté d’avoir construit tant de choses positives avec lui. Et je sens aussi la tristesse de n’avoir pas pu faire davantage. »

     

    chavez-y-lula

    Thierry Deronne, Caracas 9 mars 2013

     

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    Décès de Chavez: le PC russe veut une enquête internationale

    Dossier: Mort de Hugo Chavez

    Décès de Chavez: le PC russe veut une enquête internationale
    14:56 06/03/2013
    MOSCOU, 6 mars - RIA Novosti

    Le dirigeant du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), Guennadi Ziouganov, affirme que la mort du président vénézuélien Hugo Chavez n'est pas fortuite et qu'elle doit faire l'objet d'une enquête internationale.

    "Comment expliquer le fait que six leaders de pays latino-américains qui critiquaient la politique des Etats-Unis et tentaient de former leur propre bloc influent pour devenir souverains et indépendants, ont soudainement contracté la même maladie que Chavez?", a demandé M. Ziouganov interrogé par la chaîne de télévision Rossiya 24.

    "Je pense que cet épisode est loin d'être fortuit", a souligné le chef du KPRF, ajoutant qu'il fallait "engager une enquête, y compris sous contrôle international".

    Plus tôt mercredi, le vice-président de la commission des Affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe), le communiste Leonid Kalachnikov, a indiqué à RIA Novosti que les relations entre la Russie et le Venezuela ne seraient plus aussi étroites qu'elles l'étaient sous Hugo Chavez. Le parlementaire est persuadé qu'en cas d'arrivée de l'opposition au pouvoir au Venezuela, la Russie aura peu de chances de pratiquer une coopération fructueuse avec ce pays.

    Après avoir qualifié Hugo Chavez de "personnalité illustre", le député a fait savoir que les communistes russes présenteraient dans les heures qui viennent leurs condoléances à l'occasion de sa mort.

    Outre Chavez, différentes formes de cancer ont été diagnostiquées chez l'ex-président argentin Raul Alfonsin (mort en 2009) et la dirigeante actuelle du pays Cristina de Kirchner, l'ex-président brésilien Lula da Silva et la présidente actuelle Dilma Rousseff, ainsi que chez l'ancien chef de l'Etat paraguayen Fernando Lugo.

     

    http://fr.ria.ru/world/20130306/197720378.html

     

     

    hessel

     

    Stéphane Hessel aussi nous a quittés. J'avais envoyé ce tweet :

    "Contorsions de Hollande pour rendre hommage à Hessel. Pour la Gauche, il salue l'Indigné. Pour le CRIF, il désapprouve l'engagement pro-Palestiniens".

     

    Le CRIF a osé le discréditer. Il était même poursuivi pour antisémitisme par ses pairs ! Abomination totale..

     

    Triste semaine où deux grands, très grands résistants, nous ont quittés, éternels indignés et combattants pour la Justice. Ils doivent rester pour nous des modèles.

     

    Chantal Dupille

     

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