• Brésil : Une nouvelle Révolution de Couleurs ? - Le diable américain

     
     
    Vendredi 21 juin 2013

     

     

    http://levigilant.foro-argentina.org/t32p60-fascisme-dictature-etat-policier-terrorisme-d-etat

     

     

    Brésil : Une nouvelle Révolution de Couleurs ?

     

    Par Chantal Dupille

     

     

    Une nouvelle Révolution de Couleurs se profile, aussi artificielle que les autres. Dans sa folle boulimie de domination du monde, l'Occident usraélien (Anglo-Saxons et Israël) cible tous les Etats les uns après les autres ; Aucun ne doit échapper à ses fourches criminelles. En particulier, l'Amérique Latine progressiste, émancipée, bolivarienne, profondément marquée par le Commandant Chavez (1), irrite profondément les tyrans à Washington, Tel-Aviv et Londres. Après avoir liquidé le nouveau Bolivar, le regretté Chavez, après avoir dans un silence assourdissant sorti les dirigeants du Honduras et du Paraguay (coup d'Etat "soft") qui travaillaient à l'amélioration des conditions de vie de leur peuple, voici que les vautours usraéliens travaillent à la déstabilisation du Brésil comme d'ailleurs du Vénézuela (projets d'assassinat de Maduro, avec l'aide d'une Colombie fière d'être appelée "l'Israël latino-américain") ou de Bolivie... Les méthodes sont éprouvées : Chaos économique en provoquant en particulier des pénuries, comme au Chili du socialiste Salvador Allende, utilisation des Réseaux Sociaux avec des jeunes qui croient encore au mirage mortel de l'Occident, ou des fausses ONG plus politiques qu'humanitaires inquiétant à juste titre des Etats comme la Russie...

    Et Bien sûr, le rôle des Médias comme France24 est monstrueux : Au lieu d'informer, ils travaillent à la destruction des Etats progressistes, non-alignés, quitte à plaider pour les plus atroces guerres illégales en employant les pires terroristes égorgeurs, cannibales etc, comme en Syrie. Ainsi, le sous-marin israélien des néocons Ockrent-Kouchner prétend que l'Etat dynamique et progressiste du Brésil, est anti-social, qu'il s'en prend à la riche classe moyenne par les Impôts (qui justement sont un instrument de justice redistributive), qu'il dépense trop pour les futurs JO... le dernier argument du jour est que le Gouvernement est "dépassé, incompétent". Les meRdias disent aux citoyens comment penser - contre leurs intérêts. Leurs dirigeants, leurs presstitués devraient se retrouver devant des tribunaux ! Et dire que France24 ose se prétendre la Voix de la France, alors qu'elle est le porte-parole des intérêts israéliens et plus généralement des Atlantistes sans foi ni loi préparant le Nouvel Ordre Mondial totalitaire devant enchaîner tous les peuples...

    Au Brésil, les événements comme au Chili hier et un peu partout, n'ont rien de spontané, tout est provoqué canalisé instrumentalisé au profit de la seule Oligarchie fascisante. Et tant pis si ces fausses révolutions sacrifient les populations... Les richesses du monde doivent être accaparées, et les populations contrôlées de la naissance à la mort. Une pseudo Elite vampirise la planète, elle se réunit à Bilderberg ou ailleurs (sans hasard avant le G8) et en face d'elle, un homme courageux et déterminé se dresse pour lui faire entendre raison, Droit, devoirs : Vladimir Poutine, le nouvel héros des peuples. Ses projets sont aux antipodes de ceux des criminels usraéliens, car lui plaide pour la non-ingérence, la paix, le multipolaire, le Droit, la famille...

     

    Mais revenons au Brésil. Son progressisme et sa réussite dérangent, son indépendance aussi (ainsi, il est membre du BRICS avec la Chine, la Russie, l'Afrique du Sud..), l'Occident veut ruiner ce pays non-aligné qui lui fait ombrage en se rapprochant de ses grands rivaux russe et chinois. Il ne doit y avoir qu'une Union commerciale, particulièrement en Amérique latine, sous son égide dictatoriale et ultra-libérale. Il doit seul accaparer terres, ressources, biens... et imposer sans entraves son Nouvel Ordre Mondial qui réduira la population, la domptera et l'asservira.

     

    Le changement de gouvernement au Brésil commencera par signer la disparition du secteur social, des services publics, et plus généralement, de l'indépendance du pays. Puis le Brésil se verra imposer contre sa volonté le terrifiant Nouvel Ordre Mondial. Avec l'Occident, il n'y a pas de place pour les "francs-tireurs", les non-alignés.

     

    Au menu du nouveau Brésil : Pauvreté généralisée, soumission, dépendance, endettement, puis dictature du NWO. Le désir de changement est provoqué artificiellement en utilisant les cerveaux les plus malléables, jeunes ou féminins (continuellement ciblés dans les Médias travaillant soi-disant à leur émancipation, pour mieux les enrôler ensuite dans les pseudo révolutions pour "la démocratie", "le progrès", etc). L'Amérique Latine de gauche, progressiste, sociale, indépendante, doit faire place à l'"ordre" nouveau. Celui qu'ont connu, justement, les Etats sous la coupe des dictateurs mis en place par l'Amérique criminelle...

     

    Aujourd'hui, nous en sommes au stade où les faux médias vrais instruments d'agitations mortifères, font courir le bruit que le Brésil impose trop ses citoyens, et qu'ils doivent se libérer des charges et réclamer un nouveau gouvernement. Les leaders de demain sont repérés sur les Réseaux Sociaux, ils doivent être les icônes de ces fausses Révolutions.

     

    Le monde dessiné par l'Occident est machiavélique, criminel, monstrueux. Le savoir, c'est déjà s'émanciper !

     

    Chantal Dupille

     


    (1) l'Afrique aussi pleure son héros, Kadhafi qui voulait libérer le continent du colonialisme assassin de l'Occident)

     

    Dilma Rousseff est fière des manifestants

    Emeutes au Brésil

    Brésil : le site du Mondial 2014 piraté

    Le Brésil est proche d'une nouvelle période de ... - Le Grand Soir 

     

    Le Venezuela en état d’alerte

    Oscar FORTIN
     
    arrestation de paramilitaires colombiens portant des uniformes vénézueliennes.

    Ce n’est pas d’aujourd’hui que le Venezuela est mis à l’épreuve des forces oligarchiques nationales et des politiques agressives de Washington. Depuis l’élection d’Hugo Chavez, en 1998, de l’adoption d’une nouvelle constitution , en 1999, d’une nouvelle élection présidentielle, conformément à la nouvelle constitution, en 2000, les anciens maîtres du Venezuela ne déragent plus. Oligarchies nationales, cupule ecclésiale et Washington serrent les rangs pour briser à sa racine ce nouveau régime.

     

    Dès 2002, une première tentative de coup d’État qui n’aura duré que quelques heures aura mis au grand jour les adversaires de la révolution bolivarienne. On se souviendra qu’avec l’aide de certains hauts gradés de l’armée, l’oligarchie nationale prit le contrôle des lieux décisionnels de l’État. Chavez fut transporté dans un lieu secret et les principaux acteurs de ce coup militaire (le patronat, la hiérarchie ecclésiale, les représentants oligarchiques et les médias meanstream célébrèrent cette victoire, le temps que le peuple et une partie de l’armée, restés fidèles à Chavez, interviennent et mettent fin à la fête. Chavez est aussitôt localisé, libéré et ramené au poste auquel le peuple l’avait élu, à savoir celui de Président.

     

    En 2004, selon une procédure prévue par la constitution, les opposants de Chavez font campagne afin d’obtenir suffisamment de signatures pour demander sa destitution. Un référendum a lieu et Chavez en sort encore plus fort. Il peut compter sur la majorité du peuple. À la même époque, mai 2004, 126 Colombiens, paramilitaires en mission au Venezuela, sont capturés. Ils avaient pour mission d’assassiner Chavez et de déstabiliser le gouvernement par des actions de sabotages. À cette époque, la Colombie est sous la gouverne d’Alvaro Uribe.

     

    Cette guerre souterraine contre Chavez et la nouvelle démocratie, celle du peuple pour le peuple, n’a jamais cessé. Les oligarchies et Washington avec la collaboration de la Colombie ne décolèrent toujours pas.

     

    En mars 2013, le président Chavez meurt d’un cancer bien mystérieux. Cette mort donne un nouvel espoir à ses adversaires, celui de reprendre le contrôle du pays et des richesses pétrolières. À ces objectifs s’ajoute également le sabotage des organismes régionaux d’intégration et d’unification des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Il faut penser à UNASUR, MERCOSUR, ALBA, CELAC. Dans aucun de ces organismes ne figurent les États-Unis et le Canada.

     

    L’élection présidentielle du 14 avril dernier donna gagnant Nicolas Maduro, le candidat désigné par Chavez. Sa victoire a été bien en deçà de ce que les sondages disaient, mais il en est sorti gagnant.

     

    Une élection qui s’est déroulée dans un climat de paix et sous l’œil vigilant de plus de 300 observateurs étrangers. Une victoire, reconnue par tous des pays de l’Amérique latine. Les États-Unis sont le seul pays qui ne reconnaît pas les résultats de cette élection. En cela, l’Administration Obama apporte tout son soutien à l’opposition vénézuélienne sous la direction du candidat perdant, Henrique Capriles. Il faut préciser que ce dernier avait refusé, tant avant que pendant l’élection, de reconnaître les résultats de l’élection. Ces derniers jours, le Conseil électoral national a rendu publiques les conclusions de la révision totale des résultats de la dernière élection. À 99.009 %, ces résultats confirment ceux du 14 avril 2013.

     

    Le soir des élections, le candidat perdant, Henrique Capriles a invité ses partisans à aller manifester et à exprimer leur colère. Ce fut le début de nombreux saccages dans des lieux publics, dans des centres médicaux, dans des locaux du Coneil national électoral et ainsi que de nombreux blessés et de plusieurs morts. La nuit du 15 avril demeurera une page tragique de l’histoire vénézuélienne.

    « Dès l´annonce de Capriles, des groupuscules néofascistes déferlent dans les rues du pays. Des symboles du chavisme sont détruits, des militants attaqués et assassinés, des petits commerces sont saccagés et brûlés. On dénombrera 7 morts et 61 blessés, par balle pour la plupart. Cinq sièges régionaux du Parti socialiste Uni du Venezuela (Psuv) sont dévastés par les flammes, tout comme douze cliniques populaires où officient des médecins cubains. »

    Le 26 mai, Jos Biden arrive à Bogota pour une rencontre avec le président Santos. Il vient donner le signal d’une nouvelle offensive contre le Venezuela. En effet, à peine reparti de Bogota pour le Brésil, le président Santos reçoit officiellement Enrique Capriles, cet opposant qui n’a jamais voulu reconnaître les résultats de l’élection du 14 avril en dépit du fait que tous les pays de l’Amérique latine, y incluant la Colombie, les aient reconnus et que tous les observateurs internationaux en aient confirmé la pleine crédibilité. Capriles, c’est, également, celui qui a incité à la violence laquelle a fait plus de 63 blessés et 7 morts.

     

    Le Venezuela est en colère. Les principes de bonne entende, établis en 2010 entre les deux gouvernements, viennent se heurter à un autre agenda qu’a la Colombie. Les médias meanstream trouvent la réaction du Venezuela exagérée et présentent l’événement comme quelque chose de normal et d’interne à la Colombie.

     

    Pour le président Maduro, il ne s’agit pas d’un événement normal, relevant de la seule souveraineté de la Colombie. Cette colère vient du fait que le président Santos était bien au fait des crimes de Capriles et qu’il sait pertinemment que la dernière élection, sanctionnée par le Conseil électoral national, instance suprême de validation de toute élection, est la référence à prendre en considération. D’ailleurs, ce même président Santos avait participé avec tous les membres d’UNASUR pour discuter des élections au Venezuela et de la légitimité du président Nicolas Maduro. Tous, sans exception, y compris Santos, avaient alors reconnu la validité de l’élection et confirmé leur soutien au nouveau Président.

     

    Imaginons un seul instant que le Président du Venezuela reçoive officiellement le chef des groupes armés qui veulent renverser le gouvernement colombien ! Que se passerait-il alors de la part des autorités colombiennes et de ses alliés ? Ce serait, à n’en pas douter un motif suffisant pour couper toutes les relations diplomatiques entre les deux pays.

     

    Ce n’est pas tout. Deux jours à peine après cette rencontre explosive, le président Santos annonce son intention de demander l’intégration de la Colombie à l’OTAN. Une autre intervention qui vient semer la confusion dans les relations des pays de l’Amérique latine qui ont déjà décidé de faire de ce territoire une terre de paix.

     

    Sur ce point précis de l’OTAN, je vous invite à lire cet excellent article d’Alberto Rabilotta.

     

    Depuis, les évènements se succèdent.

     

    D’abord deux groupes de paramilitaires colombiens ont été arrêtés, début juin, en sol vénézuélien. Leur mission devait les conduire jusqu’à Caracas pour y assassiner le Président et d’autres personnalités du gouvernement.

    Vient par la suite cette information, transmise par le journaliste et ancien vice-président du Venezuela, Jose Vicente Rangel, à l’effet qu’une représentation de la opposition s’est rendue à San Antonio, Texas, pour y acheter 18 avions de guerre à être livrés sur une des bases militaire étasuniennes en Colombie.

     

    Je termine ce survol d’évènements avec cette double information. La première porte sur l’audience privée que le pape François accordera au président Maduro, lundi, le 17 juin. Une rencontre à suivre de près.

     

    La seconde est que trois représentants de l’opposition vénézuélienne seront reçus, deux jours plus tard, par le grand patron de la diplomatie vaticane. Il semblerait que ce soit pour réclamer la libération des soi-disant prisonniers politiques au Venezuela.

     

    Ce dernier point met en relief les relations privilégiées qu’a cette opposition avec l’épiscopat et le nonce apostolique vénézuéliens. À ma connaissance, c’est la première fois qu’une telle requête est présentée par une opposition politique à un si haut niveau. En général, elle s’adresse à l’épiscopat national qui voit ou non la pertinence d’en saisir le Nonce apostolique et par la suite ce dernier décide de s’en faire ou pas l’avocat auprès des plus hautes autorités de l’Église. D’autant plus que le Venezuela n’a pas la réputation d’avoir des prisonniers politiques, à tout le moins, pas depuis l’arrivée de Chavez à la Présidence, en 1998.

     

    On verra bien ce que la presse internationale va nous en dire de ces deux rencontres. Je vous promets que je vais y être attentif.

     

    Il n’y a pas de doute que la presse internationale meanstream sera là pour recueillir les commentaires et observations de ces représentants de l’opposition. Sur la rencontre du Président avec le Pape, il faudra, sans doute, que des scribes de l’information alternative prennent la relève.

     

    Bonne journée à vous tous et toutes qui avez eu le courage de me lire jusqu’à la fin.

     

    Oscar Fortin

     

    http://humanisme.blogspot.com

    * http://humanisme.blogspot.fr/2013/06/le-venezuela-en-etat-dalerte.html
     
    http://www.mondialisation.ca/le-venezuela-en-etat-dalerte/5339349
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    L'Amérique sous le contrôle de psychopathes assassins et mythomanes

     

    USA présidents 2

     

    USA : Ce que nos présidents disent à nos jeunes

    Mondialisation.ca, 12 juin 2013
     

    En cette saison d’examens universitaires, arrêtons-nous un instant pour nous rappeler les paroles émouvantes de ce savant bien-aimé de l’Amérique, George W. Bush, parlant en Floride en 2007 au début de l’année scolaire à Miami Dade College : « A La Havane et dans d’autres villes cubaines, il y a des gens comme vous qui vont à l’école, qui rêvent d’une vie meilleure. Malheureusement, ces rêves sont étouffés par une dictature cruelle qui dénie toute liberté au nom d’une idéologie sombre et discréditée . » (1)

     

    Comme j’aurai aimé être présent dans le public. Je me serais levé et j’aurais crié : « A Cuba l’éducation est totalement gratuite. Mais la plupart des jeunes ici présents seront enchaînés pour pratiquement le reste de leur vie à des dettes écrasantes ! »

     

    Tandis que les agents de sécurité s’approcheraient de moi, je crierais : « Et personne à Cuba n’est obligé de rejoindre l’armée pour pouvoir obtenir une bourse d’études, comme Bradley Manning a été obligé ! »

     

    Tandis qu’ils se saisiraient de moi, je parviendrais à ajouter : « Et le Congrès a même adopté une loi interdisant aux étudiants de se déclarer en faillite personnelle pour se débarrasser de leurs dettes ! »

     

    Tandis qu’ils m’entraîneraient dehors, avec un bras serré autour de mon cou, je réussirais à prononcer ces dernières paroles : « Savez-vous que 36 milliards de dollars de l’endettement pour les études appartiennent à des Américains qui ont 60 ans ou plus ? … (arghhh) … et que des étudiants se sont suicidés à cause de leurs dettes ? »

     

    Je ne sais pas si le professeur Bush aurait trouvé dans son cerveau les mots pour répondre, mais les dernières paroles que j’entendrais des étudiants, tandis qu’on me passerait des menottes bien serrées, seraient : « Ben, si t’aimes pas l’Amérique, pourquoi t’vas pas vivre à Cuba ? ”

     

    C’est déjà pas terrible que les étudiants se fassent littéralement braquer pour financer leur études, il leur faut en plus subir un lavage de cerveau.

    Passons maintenant à l’actuel président. Le voici le 19 mai à la cérémonie de remise des diplômes au Collège Morehouse à Atlanta, alma mater de Martin Luther King :

    Je sais que quand je serai sur mon lit de mort, un jour, je ne penserai pas à une loi que j’ai fait passer, je ne penserai pas à une politique que j’ai défendue, je ne penserai pas à un discours que j’ai prononcé, je ne penserai pas au prix Nobel que j’ai reçu. Je penserai à cette promenade avec mes filles. Je penserai à un après-midi de farniente avec ma femme. Je penserai à eux, assis autour de la table de la salle à manger, heureux et en bonne santé, en se sachant aimés. Et je me demanderai si j’ai fait tout ce que je pouvais pour chacun d’entre eux.

    Et moi, comme le personnage de Zelig de Woody Allen, je me serais présenté à cette cérémonie-là aussi et j’aurais crié : « Qu’en est-il de la famille heureuse et en bonne santé assise autour de la table d’une salle à manger au Pakistan ou en Afghanistan, et un missile – votre missile – arrive hurlant à travers le toit, réduisant la précieuse famille en un tas de chair, de sang et de poussière ? Qu’en est-il des belles familles heureuses et en bonne santé au Yémen et en Irak et en Somalie et en Libye que vous avez dronées à mort ? Pourquoi n’avez-vous pas rendu le prix Nobel ? Au cas où vous auriez oublié, c’était un prix de la PAIX ! ”

     

    Aïe, ce Taser fait vraiment mal ! Merci de participer au versement de ma caution.

    Pipelineistan

     

    J’ai écrit à plus reprises sur l’utilité qu’il y a à prêcher encore et encore à des convaincus. Un de mes lecteurs a exprime son accord avec cette idée en ces termes : « Comment le christianisme a-t-il fait pour survivre 2000 ans, sinon en remettant une couche tous les dimanches ? »

     

    Eh bien, chers convaincus, mes paroissiens bien-aimés, pour le sermon de cette semaine, nous allons une fois de plus nous tourner vers l’Afghanistan. Comme les responsables américains font souvent des déclarations qui laissent entendre que la présence militaire américaine dans ce triste pays tire à sa fin – et aura bientôt totalement disparu, à l’exception de quelques milliers de soldats américains qui resteront sur place et que pratiquement tous les pays du monde réclament – un voit régulièrement des articles dans les médias et les communiqués du gouvernement qui tentent d’expliquer de quoi il s’agissait.

     

    Pour quelle raison des milliers de jeunes Américains sont allés émettre leur dernier souffle dans ce pays arriéré et pourquoi des dizaines de milliers d’Afghans ont-ils été expédiés auprès d’Allah par les Etats-Unis (au milieu des tortures américaines très répandues et autres violations des droits de l’homme) ?

     

    Le Washington Post a récemment cité un rapport du ministère de la Défense qui stipule : Les Etats-Unis « a produit un « plan B » raisonnable pour réaliser leur principal objectif qui est d’empêcher l’Afghanistan de redevenir un refuge pour Al-Qaïda et ses affiliés ».

     

    « Prévenir un refuge pour les terroristes » – c’était la raison initiale donnée en 2001 pour l’invasion de l’Afghanistan, une explication consistante et en contraste avec l’évolution constante des explications données pour l’Irak.

     

    Cependant, il me semble que les plus doués et les plus brillants de notre gouvernement et des médias ne se souviennent pas, si jamais ils l’ont su, que l’Afghanistan n’a jamais eu rien à voir avec le 11 Septembre ou la lutte contre le terrorisme (à part les nombreux terroristes que les États-Unis ont crées par leurs invasions et occupations), mais tout à voir avec les oléoducs.

     

    Le président Obama a déclaré en Août 2009 : « Mais nous ne devons jamais oublier que ce n’est pas une guerre par choix. C’est une guerre par nécessité. Ceux qui ont attaqué l’Amérique le 11/9 complotent de le faire à nouveau. Si rien n’est fait, l’insurrection des talibans ferait de ce pays un havre encore plus large à partir duquel Al-Qaïda comploterai pour tuer encore plus d’Américains. » (2)

     

    Peu importe que sur les dizaines de milliers de personnes que les Etats-Unis et leur couverture appelée l’OTAN ont tuées en Afghanistan, pas un seul n’ait été identifié comme ayant eu le moindre rapport avec les événements du 11 Septembre 2001.

     

    Peu importe – même en acceptant la version officielle du 11/9 – que le « complot visant à attaquer l’Amérique » en 2001, ait été conçu plutôt en Allemagne, en Espagne et aux Etats-Unis, qu’en Afghanistan. Pourquoi les Etats-Unis ne bombardent-ils pas ces pays-là ?

     

    En effet, que fallait-il pour acheter des billets d’avion et prendre des cours de pilotage aux Etats-Unis ? Une salle avec une table et des chaises ? Que signifie « un havre encore plus large » ? Une salle plus grande avec plus de chaises ? Peut-être un tableau noir ? Des terroristes résolus à attaquer les Etats-Unis peuvent se rencontrer pratiquement n’importe où. À l’heure actuelle, il y a des types, du genre terroristes antiaméricains, réunis en Libye, en Syrie, en Turquie, au Pakistan, au Qatar, en Arabie saoudite, à Londres, à Paris, et bien d’autres endroits. Et les talibans de l’Afghanistan ne seraient pas particulièrement antiaméricains si les Etats-Unis n’avaient pas envahi et occupé leur pays. Les talibans sont un groupe diversifié d’insurgés afghans sur qui l’armée américaine a collé une étiquette unique, ils ne sont pas fondamentalement des djihadistes internationaux comme Al-Qaïda avec lequel, en fait, ils ont eu une relation chaotique.

     

    La seule « nécessité » qui a attiré les Etats-Unis en Afghanistan était le désir d’établir une présence militaire dans ce pays qui est à côté de la région de l’Asie centrale de la mer Caspienne – qui contient le deuxième plus grande réserve prouvée de pétrole et de gaz naturel au monde – et de construire des oléoducs et de gazoducs dans cette région à travers l’Afghanistan.

     

    L’Afghanistan est bien situé pour de telles canalisations pour desservir une grande partie de l’Asie du Sud et même certaines régions d’Europe, des pipelines qui – de manière cruciale – peuvent contourner les bêtes noires de Washington, l’Iran et la Russie. Si seulement les talibans n’attaquaient pas ces canalisations. Voici ce que disait en 2007 Richard Boucher, sous-secrétaire d’État pour les affaires d’Asie centrale et l’Asie du sud : « Un de nos objectifs est de stabiliser l’Afghanistan, de sorte qu’il puisse devenir un conduit et un centre de redistribution entre l’Asie centrale et l’Asie du sud afin que l’énergie puisse circuler vers le sud. » (3)

     

    Depuis les années 1980, toutes sortes de pipelines ont été prévus pour la région, pour être retardés ou annulés par un problème militaire, financier, politique ou autre. Par exemple, la soi-disant pipeline TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) a été fortement soutenu par Washington, qui était désireux de bloquer un gazoduc concurrent qui amènerait le gaz au Pakistan et en Inde à partir de l’Iran. TAPI remonte à la fin des années 1990, lorsque le gouvernement taliban a eu des entretiens avec la compagnie pétrolière californienne Unocal Corporation. Ces négociations ont été menées en pleine connaissance de cause de l’administration Clinton, et furent découragées par la répression extrême de la société talibane. Des responsables talibans ont même fait des voyages aux les États-Unis pour des discussions. (4)

     

    Témoignant devant le sous-comité sur l’Asie et le Pacifique de la Chambre des Représentants, le 12 Février 1998, le représentant d’Unocal, John Maresca, a discuté de l’importance du projet de pipeline et les difficultés croissantes avec talibans :

    Les réserves totales de pétrole de la région pourraient atteindre plus de 60 milliards de barils de pétrole. Certaines estimations vont jusqu’à 200 milliards de barils … Dès le début, nous avons clairement fait savoir que la construction du pipeline que nous avons proposé à travers l’Afghanistan ne pouvait commencer avant qu’un gouvernement reconnu soit en place et qu’il ait la confiance des autres gouvernements et dirigeants, et de notre société.

    Lorsque ces pourparlers avec les talibans sont arrivés au point mort en 2001, l’administration Bush aurait menacé les talibans de représailles militaires si le gouvernement afghan ne cédait pas aux exigences américaines. Le 2 Août à Islamabad, la négociatrice du Département d’Etat américain, Christine Rocca, a répété à l’ambassadeur taliban au Pakistan, Abdul Salam Zaeef : « Soit vous acceptez notre offre d’un tapis d’or [pétrole], soit nous vous enterrerons sous un tapis de bombes ». (5) Les pourparlers ont finalement été définitivement rompus un mois avant le 11 Septembre.

     

    Les Etats-Unis ne plaisantaient pas en ce qui concerne les régions pétrolières et gazières de la mer Caspienne et du golfe Persique. Grâce à une guerre ou à une autre en commençant avec la guerre du Golfe de 1990-1, les Etats-Unis ont réussi à établir des bases militaires en Arabie saoudite, Koweït, Bahreïn, Qatar, Oman, Afghanistan, Pakistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan et Kazakhstan.

     

    La guerre contre les talibans ne peut pas être « gagnée » à moins de tuer tous les Afghans. Les Etats-Unis pourraient bien tenter de négocier à nouveau une certaine forme de sécurité pour les pipelines avec les talibans, puis quitter les pays et déclarer « victoire ». Barack Obama saura certainement prononcer un discours de victoire éloquent en lisant son prompteur. Il pourrait même inclure les mots « liberté » et « démocratie », mais certainement pas « pipeline ».

    « Nous sommes littéralement en train de soutenir les mêmes en Syrie que nous combattons en Afghanistan et qui viennent de tuer notre ambassadeur en Libye ! Nous devons abandonner définitivement l’élan interventionniste avant qu’il ne soit trop tard. » – Ron Paul, Membre du Congrès, le 16 Septembre 2012. (6)

    Comment tout a commencé :

    « Voir les courageux combattants de la liberté afghans lutter contre des arsenaux modernes avec de simples armes de poing est une source d’inspiration pour tous ceux qui chérissent la liberté. Leur courage nous donne une grande leçon – qu’il y a des choses dans ce monde qui méritent d’être défendues. Au peuple afghan, je lui dis au nom de tous les Américains que nous admirons votre héroïsme, votre attachement à la liberté, et votre lutte acharnée contre vos oppresseurs. »- Le président Ronald Reagan, 21 mars 1983.

    Une proposition modeste

    Les sanctions de Washington contre l’Iran sont une petite merveille, entravant sérieusement la capacité de Téhéran de faire du commerce international, d’effectuer des paiements, de recevoir de l’argent, d’importer, d’exporter, d’investir, voyager… il n’y a pas un domaine où les États-Unis ne cherchent à imposer des difficultés au gouvernement et au peuple iranien. Au début du mois de mai, un projet de loi bipartisan a été présenté au Congrès visant à empêcher l’Iran d’accéder à ses milliards de dollars en euros conservés dans des banques à l’étranger – de l’argent qui représente jusqu’à un tiers du total des avoirs en devises de Téhéran. En outre, le Congrès cherche à combler une faille dans les sanctions qui permet à l’Iran pour reconstituer ses comptes en devises par l’acquisition d’or sur les marchés étrangers.

     

    Washington a aussi fermé les médias iraniens aux Etats-Unis, et exerce une forte pression sur le Pakistan pour annuler leur projet de construction d’un gazoduc pour importer du gaz naturel de l’Iran, et d’innombrables sociétés internationales sont punies pour faire des affaires avec l’Iran.

     

    Après un accident d’avion en Iran en 2011, le Washington Post a rapporté : « Les accidents d’avion sont fréquents en Iran, qui pendant des décennies a été empêché d’acheter des pièces de rechange pour sa flotte vieillissante à cause des sanctions imposées par les Etats-Unis. » (7)

     

    Il y a beaucoup d’autres ’exemples de ces sanctions de destruction massive.

    Tout cela pour forcer l’Iran à abandonner tout programme qui pourrait conduire un jour à l’arme nucléaire, privant ainsi Israël d’être la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient. Les Etats-Unis ne le disent pas en ces termes. Ils disent, explicitement ou implicitement, qu’un Iran nucléaire pourrait attaquer les Etats-Unis ou Israël, sans fournir de raison pour laquelle l’Iran agirait de manière aussi suicidaire ; dans le même temps Washington ignore les déclarations répétées de différents responsables israéliens et américains qu’une telle crainte est sans fondement.

     

    A présent, un groupe de parlementaires américains propose une solution plus radicale : couper Iran entièrement des marchés mondiaux du pétrole. Les ventes de pétrole constituent l’essentiel des recettes en devises de l’Iran. Le plan obligerait tous les pays à cesser d’acheter du pétrole de l’Iran ou risquer de perdre l’accès au système bancaire américain. (8)

     

    Et l’Iran ignore tout, refuse de plier. Fanatiques islamiques qu’ils sont.

    J’ai une solution beaucoup plus simple. Pourquoi ne pas couper toutes les exportations de produits alimentaires vers l’Iran ? Du le monde entier. Ainsi que tout ce qui entre dans la production alimentaire – semences, engrais, matériel agricole, etc. On verra bien combien de temps encore ils pourront nous ignorer lorsque les ventres de leurs enfants commenceront à gonfler. Sans oublier les médicaments et les équipements médicaux ! On verra bien s’ils seront capables de fabriquer eux-mêmes ce dont ils ont besoin.

     

    Les responsables du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) estiment que près de 6000 enfants irakiens sont morts chaque mois au début des années 1990, principalement en raison des sanctions imposées par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et d’autres. Comme preuve de l’efficacité durable et de la bonté de cette politique, une paix règne aujourd’hui en Irak.

     

    Et si rien de tout ça ne marche … Il reste l’arme nucléaire contre ces bâtards ! C’est peut-être la seule façon de leur apprendre combien une bombe nucléaire est une arme horrible, et qu’ils ne devraient pas jouer avec.

     

    Ces derniers temps, l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Iran ont été les principales forces de résistance à une domination USraeli au Moyen-Orient. C’est ainsi que l’Irak a été transformé en un cas psychotique désespéré. L’État-providence de la Libye a été anéanti et les fondamentalistes ont imposé la loi islamique sur une grande partie du pays. La mise au pas de la Syrie est actuellement en cours. Celle de l’Iran a commencé avec des sanctions draconiennes, comme celle de l’Irak avait commencé.

     

    Il est intéressant de noter que l’Irak, la Syrie et la Libye étaient les principaux États laïcs du Moyen-Orient. L’histoire ne retiendra peut-être pas avec sympathie la paupérisation et la perte de libertés que le Triumvirat Américano-OTAN-Union européenne a imposé aux populations de la région.

     

    Qu’allons faire de nos entreprises psychopathes ?

    Il ne se passe pratiquement pas un jour aux États-Unis sans un reportage sur un comportement immoral ou criminel grave par une banque ou une société de courtage ou une agence de notation ou un organisme d’assurance ou une entreprise de produits dérivés ou toute autre institution financière parasite. La plupart de ces entreprises ne produisent aucun bien ou service utiles aux êtres humains, mais passent leurs journées à manipuler de la monnaie, du crédit et des marchés, en employant des dizaines de manières de spéculer.

     

    Observons les peines de prison infligées à des militants écologistes, pacifistes, désobéissants et comparons les au train de vie dont jouissent les criminels qui ont poignardé le système financier et qui continuent de remuer le couteau dans la plaie.

     

    Les gouvernements fédéral et central menacent de poursuivre les institutions financières en justice. Il leur arrive parfois de le faire. Et une amende est payée. Et puis le prochain scandale surgit. Et une autre amende est payée. Et ainsi de suite.

     

    Imaginez ceci : Une nuée de voitures de police s’arrête devant le siège de Bank of America, à Charlotte, en Caroline du Nord. Une douzaine de policiers sortent, entrent dans le bâtiment, et prennent l’ascenseur vers les bureaux des cadres supérieurs de la banque. Quelques minutes plus tard le président et deux vice-présidents – les bras étroitement liées avec des menottes derrière le dos – sont promenés à travers le bâtiment à la vue de leurs employés qui regardent les yeux écarquillés et la bouche ouverte. Le trottoir est bien sûr entièrement occupée par les médias tandis que la police encercle le bâtiment avec du ruban adage « Défense de passer. Scène de crime. ».

     

    Rappelez-vous, ce n’est pas parce que l’Amérique est passée sous le contrôle de psychopathes assassins et mythomanes que nous n’avons pas le droit de nous amuser un peu.

    William Blum

    http://williamblum.org/

    Article original en anglais :

    William_Blum

    What Our Presidents Tell our Young People, 5 juin 2013

     Traduction par VD pour le Grand Soir 

    Notes

    (1) Washington Post, April 29, 2007

    (2) Talk given by the president at Veterans of Foreign Wars convention, August 17, 2009

    (3) Talk at the Paul H. Nitze School for Advanced International Studies, Washington, DC, September 20, 2007

    (4) See, for example, the December 17, 1997 article in the British newspaper, The Telegraph, “Oil barons court Taliban in Texas”.

    (5) Pepe Escobar, Asia Times, September 12, 2012 (Information Clearing House)

    (6) The Hill, daily congressional newspaper, Washington, DC

    (7) Washington Post, January 10, 2011

    (8) Washington Post, May 13, 2013

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